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Actualités - Biographie

Un incorrigible rêveur

Les revers du processus de paix comme ceux de sa carrière politique ne font guère impression sur Shimon Pérès: l’ancien premier ministre israélien continue à rêver à son «nouveau Proche-Orient» et il a rassemblé hier un impressionnant aéropage international autour de cette idée.
«Je vais me consacrer à sauver le processus de paix», a expliqué à la radio celui qui fut l’un de ses grands architectes, lorsqu’il était ministre des Affaires étrangères (1992-95) puis premier ministre (1995-96).
Cet intellectuel et technocrate, la mise soignée, le front haut et les cheveux blancs rejetés en arrière, ne semble pas, à 74 ans, avoir perdu ni son dynamisme, ni son impressionnante capacité de travail.
C’est que pour Shimon Pérès, le développement économique reste la clé d’une solution pacifique au conflit israélo-arabe. A ses adversaires qui l’accusent de poursuivre un mirage, il répond que les investissements, le plein emploi et les technologies de pointe sont les meilleures armes contre le fanatisme des deux bords.
Il pense que son successeur de droite Benjamin Netanyahu n’arrivera pas à remonter les pendules de l’Histoire. «Je suis absolument convaincu qu’un nouveau Proche-Orient verra le jour. Les réalités sont plus fortes que les actions du gouvernement israélien», a-t-il déclaré lundi.
Cet incorrigible optimiste décèle «des développements encourageants dans le monde arabe». Il relève à ce propos «les progrès de l’économie égyptienne et marocaine» et se félicite de la tenue prévue à Doha en novembre de la conférence économique pour le Proche-Orient, avec la participation d’Israël.
M. Pérès, qui a été détrôné en juin de la direction du Parti travailliste par M. Ehud Barak, affirme qu’il «veut sortir la question de la paix du domaine de la politique politicienne».
Il nie farouchement avoir encore des ambitions personnelles. «Je n’ai que du mépris pour ceux qui font pareilles allusions», s’indigne ce vétéran de la politique.
Né à Vishneva, en Pologne, en 1923, Shimon Pérès est arrivé en Palestine à l’âge de onze ans, en 1934. Il devient à 29 ans directeur général du ministère de la Défense et le véritable père du programme nucléaire militaire israélien.
Député depuis 1959, il reste quinze ans à la tête du Parti travailliste, avant que Yitzhak Rabin ne lui ravisse sa place en février 1992.
Devenu automatiquement premier ministre par intérim à la suite de l’assassinat de Rabin par un extrémiste juif le 4 novembre 1995 à Tel-Aviv, M. Pérès a perdu à l’arraché les élections de 1996 face à M. Netanyahu. (AFP)
Les revers du processus de paix comme ceux de sa carrière politique ne font guère impression sur Shimon Pérès: l’ancien premier ministre israélien continue à rêver à son «nouveau Proche-Orient» et il a rassemblé hier un impressionnant aéropage international autour de cette idée.«Je vais me consacrer à sauver le processus de paix», a expliqué à la radio celui qui fut l’un de ses grands architectes, lorsqu’il était ministre des Affaires étrangères (1992-95) puis premier ministre (1995-96).Cet intellectuel et technocrate, la mise soignée, le front haut et les cheveux blancs rejetés en arrière, ne semble pas, à 74 ans, avoir perdu ni son dynamisme, ni son impressionnante capacité de travail.C’est que pour Shimon Pérès, le développement économique reste la clé d’une solution pacifique au conflit...