473 explosions ont eu lieu sur le polygone de tir de 180 km sur 140, à cheval sur les régions de Semipalatinsk, Karaganda et Pavlodar, entouré de nombreux bourgs et villages, rappelle la revue, Univers Santé, qui consacre, dans son numéro de novembre, à paraître lundi, une enquête aux «victimes cachées» de ces expériences.
«Une partie importante de la population a été irradiée dans les années 1950-1960», selon le Pr Christian Chenal, du Centre régional de lutte contre le cancer à Rennes (ouest de la France) et qui dirige actuellement le Programme franco-kazakh environnement-santé au Kazakhstan (PESK), lancé en 1993.
«Les habitants des villages situés à proximité du polygone ont sans nul doute développé des effets à long terme avec leucémies et cancers solides à la clef. La plupart étant décédés, les registres perdus ou non tenus, on n’en connaîtra jamais le nombre exact», ajoute le spécialiste interrogé par la revue.
Un rapport publié en 1990 estimait à 10.000 le nombre de personnes gravement irradiées lors des 119 essais aériens, entre 1949 et 1963. Aux yeux des spécialistes, ce chiffre est non seulement très inférieur à la réalité, mais encore il ne représente qu’une partie du chiffre global qui devrait inclure les victimes de la contamination résiduelle due aux essais semi-enterrées après 1963.
«De l’avis des experts, affirme l’article, le nombre des victimes peut être estimé à 500.000 dans une fourchette basse et à un million dans une fourchette haute». (AFP)


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve
À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir