«J’ai besoin de faire une pause. Je me sens très fatigué, épuisé et je veux me consacrer à ma famille», a déclaré le pilote. «J’ai besoin de vivre sans sport pendant un moment».
Coureur le plus âgé en exercice, Berger a expliqué que son corps lui avait donné des signaux clairs, l’incitant à arrêter.
Pourtant, la décision ne fut pas facile à prendre, a expliqué l’Autrichien, qui a remporté le Grand Prix d’Allemagne le 27 juillet à Hockenheim, le 10e succès de sa carrière.
Cette annonce met fin à une série de rumeurs sur son possible engagement dans plusieurs écuries la saison prochaine.
«Je n’ai accepté aucune des offres qui me furent faites. J’avais le sentiment que le temps était venu de faire une pause», a déclaré Berger, visiblement triste.
L’Autrichien a rappelé les exemples de Nigel Mansell et de Niki Lauda qui avaient eu tant de mal à quitter le sport automobile. «Peut-être que je conduirai à nouveau dans le futur si se présente une offre intéressante».
Une page se tourne
Gerhard Berger se retire au terme d’une saison avec Benetton qui fut particulièrement éprouvante.
Contraint de subir une opération des sinus, il n’avait pu participer aux GP du Canada, de France et de Grande-Bretagne, remplacé par son compatriote Alexander Wurz.
Père d’une troisième petite fille, il estimait n’avoir pas eu beaucoup de temps pour la voir depuis le début de la saison.
Enfin, Berger a été très affecté par la mort de son père Johann dans un accident d’avion en Autriche au mois de juillet, une semaine avant son triomphe à Hockenheim.
«C’était de loin la plus importante et la plus belle victoire de ma carrière. J’avais les larmes aux yeux après la course», a-t-il révélé.
S’il renonce à tenir un volant, Berger n’a pas encore pris de décision sur la suite de sa carrière, ayant pour l’instant refusé toutes les opportunités qui se sont présentées à lui.
Gentleman des circuits, Berger y promenait sa longue et élégante silhouette depuis le début des années 80 à une époque où les courses, dit-il, étaient plus passionnantes qu’aujourd’hui.
«On ne prenait pas les choses autant au sérieux et les stands étaient toujours remplis de jeunes filles. Parfois, nous sortions boire entre pilotes et nous passions des vacances ensemble», a-t-il raconté.
Contemporain du Brésilien Ayrton Senna et du Français Alain Prost, Berger ne fut jamais champion du monde mais avec son départ c’est une page de la F1 qui se tourne.
Gerhard Berger
en bref
Gerhard Berger (Autriche), né le 27 août 1959 à Woergl (Autriche)
Vit à Monaco et Soell (Autriche)
Marié à Ana, trois filles
Palmarès F1:
Grands Prix courus: 209 avant le Grand Prix d’Espagne, le 26 octobre à Jerez
Victoires: 10
Pole Positions: 12
Points marqués: 382
1982: 3e championnat d’Allemagne F3
1983: 8e championnat d’Europe F3
1984: 3e championnat d’Europe F3
Débuts en F1 au Grand Prix d’Autriche sur ATS-BMW
Championnat du monde F1
1985: 17e avec 3 pts (Arrows-BMW
1986: 7e avec 17 pts (Benetton-BMW) 1re victoire à Mexico
1987: 5e avec 36 pts (Ferrari)
1988: 3e avec 41 pts (Ferrari)
1989: 7e avec 21 pts (Ferrari)
1990: 3e avec 43 pts (McLaren-Honda)
1991: 4e avec 43 pts (McLaren-Honda)
1992: 5e avec 49 pts (McLaren-Honda)
1993: 8e avec 12 pts (Ferrari)
1994: 3e avec 41 pts (Ferrari)
1995: 6e avec 31 pts (Ferrari)
1996: 6e avec 21 pts (Benetton-Renault)
1997: 6e avec 24 pts (Benetton-Renault) avant la dernière épreuve à Jerez.


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