Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Israël soucieux des retombées de l'affaire Bassiouny

Israël se préoccupait vendredi des retombées sur ses relations avec l’Egypte des accusations de tentative de viol portées par une Israélienne contre l’ambassadeur égyptien Mohammed Bassiouny, bien que la justice ne leur eût pas donné suite.
«Nous avons frôlé le désastre», a confié un haut responsable des Affaires étrangères, qui a exprimé la crainte que le scandale ne renforce encore l’hostilité envers Israël en Egypte.
Ce haut responsable, qui a requis l’anonymat, s’est inquiété du risque que l’affaire soit perçue comme un coup monté des services secrets israéliens et qu’elle entrave les possibilités de remise de peine pour l’Israélien Azzam Azzam, condamné pour espionnage en Egypte.
La justice israélienne a clos cette semaine la procédure engagée après le dépôt de la plainte par une danseuse du ventre, qui affirmait que l’ambassadeur avait tenté de la violer le 13 août. Le diplomate dit qu’il a été victime d’une tentative de chantage.
Le directeur général des Affaires étrangères, M. Eytan Bentsur, a tenté de limiter les dégâts en faisant l’éloge de M. Bassiouny, pour son action en faveur de la paix.
«Nous considérons que l’affaire est close et que l’ambassadeur Bassiouny a été complètement blanchi des accusations portées contre lui», a affirmé M. Bentsur.
La presse israélienne, qui a observé durant deux mois un black-out sur l’affaire conformément à une injonction de justice, accordait vendredi une large place aux dénégations de l’ambassadeur.
Le procureur de l’Etat, Mme Edna Arbel, a indiqué que la censure avait été imposée car l’affaire «risquait de porter atteinte à l’intérêt national».
«Mais il n’y a eu aucune pression du gouvernement pour enterrer l’affaire», a-t-elle dit à la radio. «L’enquête a montré de façon indubitable qu’il n’y avait aucun fondement pour une accusation», a ajouté Mme Arbel.
«Il lui avait donné des cadeaux et elle l’avait déjà rencontré à plusieurs reprises. Même selon son témoignage, on ne peut pas vraiment parler de tentative de viol, tout au plus d’insistance. Il n’y a pas eu de violence», a poursuivi le procureur.
L’ambassadeur Bassiouny a déclaré pour sa part au quotidien Yédiot Aharanot: «Je n’ai jamais rien eu à cacher. J’ai été victime d’une tentative de chantage et je suis heureux que la vérité soit apparue au grand jour».
La danseuse du ventre, qui se produisait fréquemment aux fêtes de l’ambassade d’Egypte, a affrmé que les faits supposés s’étaient produits dans l’appartement d’un ami commun. Elle prétend ne pas avoir su que le diplomate l’attendait seul.
Après le dépôt de la plainte, la police a mis la danseuse sur table d’écoute et les autorités ont obtenu d’un tribunal qu’il interdise toute publication sur cette affaire.
La police a entendu M. Bassiouny qui n’a pas fait valoir son immunité diplomatique. Elle a longuement interrogé la plaignante, faisant planer sur elle une menace de mise en accusation pour chantage.
En fin de compte, le ministère public a décidé de n’engager aucune poursuite, ni contre l’ambassadeur ni contre la plaignante. (AFP)
Israël se préoccupait vendredi des retombées sur ses relations avec l’Egypte des accusations de tentative de viol portées par une Israélienne contre l’ambassadeur égyptien Mohammed Bassiouny, bien que la justice ne leur eût pas donné suite.«Nous avons frôlé le désastre», a confié un haut responsable des Affaires étrangères, qui a exprimé la crainte que le scandale ne renforce encore l’hostilité envers Israël en Egypte.Ce haut responsable, qui a requis l’anonymat, s’est inquiété du risque que l’affaire soit perçue comme un coup monté des services secrets israéliens et qu’elle entrave les possibilités de remise de peine pour l’Israélien Azzam Azzam, condamné pour espionnage en Egypte.La justice israélienne a clos cette semaine la procédure engagée après le dépôt de la plainte par une...