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Actualités - Chronologie

La haine sur Internet


La commission canadienne des droits de la personne, un organisme gouvernemental, a entamé des audiences cette semaine à Toronto pour déterminer si Ernst Zundel, un éditeur torontois, est coupable de diffusion de matériel de propagande haineux en niant l’existence de l’«Holocauste» sur un site web portant son nom.
Ce procès devant la commission est une des premières tentatives pour essayer d’appliquer le respect des droits de l’homme à la circulation d’idées sur Internet. Si M. Zundel est jugé coupable par la commission, cette dernière en donnera avis au gouvernement, qui pourra entamer des procédures.
M. Zundel, considéré par l’association B’nai Brith comme un des plus importants éditeurs mondiaux de matériel antisémite et néonazi, se défend en affirmant que la loi sur les droits de la personne ne s’applique pas sur Internet, où règne la liberté d’expression, et en soulignant que le site est basé en Californie, donc hors de toute juridiction canadienne.
L’avocat de la commission, Ian Binnie, estime quant à lui que ce que M. Zindel diffuse va au-delà de la liberté d’expression, le site ne contenant aucun échange d’idées mais simplement des propos haineux. Un linguiste est venu témoigner à la barre que ce qu’il avait lu sur le site avait effectivement pour objectif de faire passer les juifs pour des criminels.
Le droit canadien considère comme illégal d’envoyer des messages téléphoniques contenant des propos haineux en direction d’un groupe identifiable. La commission va donc essayer de démontrer en outre qu’Internet est basé sur une communication téléphonique, et que donc il peut être soumis à la loi. Un expert en télécommunications devrait venir témoigner à Toronto. (AFP)
La commission canadienne des droits de la personne, un organisme gouvernemental, a entamé des audiences cette semaine à Toronto pour déterminer si Ernst Zundel, un éditeur torontois, est coupable de diffusion de matériel de propagande haineux en niant l’existence de l’«Holocauste» sur un site web portant son nom.Ce procès devant la commission est une des premières tentatives pour essayer d’appliquer le respect des droits de l’homme à la circulation d’idées sur Internet. Si M. Zundel est jugé coupable par la commission, cette dernière en donnera avis au gouvernement, qui pourra entamer des procédures.M. Zundel, considéré par l’association B’nai Brith comme un des plus importants éditeurs mondiaux de matériel antisémite et néonazi, se défend en affirmant que la loi sur les droits de la personne ne...