Les tyrannosaures qui vivaient en Amérique du Sud il y a environ 140 millions d’années se dépensaient physiquement nettement moins que leurs cousins carnivores d’Amérique du Nord, affirme une étude réalisée par un chercheur américain.
Biologiste à l’université Purdue de West Lafayette (Indiana), Richard Hengst a constaté que le système respiratoire des dinosaures, particulièrement inefficace lors de leur apparition sur terre, s’était progressivement amélioré pour ressembler à s’y méprendre à celui des mammifères modernes lors de la disparition de ces grands reptiles, il y a 65 millions d’années.
En examinant successivement des fossiles de dinosaures carnivores retrouvés aux Etats-Unis puis en Argentine, Hengst a cependant constaté que cet appareil respiratoire semblait s’être perfectionné beaucoup plus rapidement chez les reptiles du nord que du sud, du continent américain.
Ainsi, il y a 140 millions d’années, la plupart des tyrannosaures du nord disposaient déjà d’une cage thoracique dotée de côtes mobiles, leur permettant ainsi d’augmenter de près de 40% le volume d’air absorbé à chaque inspiration. «Les Sud-américains n’ont rattrapé leurs cousins du nord qu’à la fin du crétacé, il y a environ 70 millions d’années», indique le biologiste.
Selon lui, cette différence morphologique ne peut s’expliquer que par le niveau d’activité physique beaucoup plus élevé des «nordistes».
«Les dinosaures nord-américains ont peut-être été des chasseurs qui se lançaient dans de longues courses-poursuites pour attraper leurs proies, alors que ceux du sud recouraient peut-être à une approche «sprinter et dîner», une technique qui ne nécessitait que de courts efforts», suggère Richard Hengst.
A moins que des réserves de nourriture plus abondantes n’aient tout simplement épargné aux tyrannosaures du sud les efforts déployés par leurs cousins du nord pour se nourrir, selon le biologiste.
Selon lui, les différences respiratoires constatées chez les dinosaures carnivores d’Amérique du Nord et du Sud se retrouvent également chez leurs parents herbivores. (AFP)


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