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Actualités - Chronologie

Experts russes à Chypre pour le déploiement des S-300

Trente-trois experts russes, dont deux généraux, sont arrivés la semaine dernière à Chypre pour les préparatifs destinés au déploiement des missiles russes S-300 achetés par le gouvernement chypriote, a rapporté jeudi le journal chypriote-turc «Kibris».
Les experts russes, auxquels le ministère des Affaires étrangères chypriotes a accordé le statut diplomatique, œuvreront avec le commandement de la garde nationale chypriote (grecque) pour le transport et l’installation à Chypre des missiles, selon le journal.
Annoncé en janvier, l’achat de ces missiles pour 600 millions de dollars par les Chypriotes-grecs, avait provoqué la colère de la Turquie qui y voit une menace pour sa propre sécurité et celle des Chypriotes-turcs.
La Turquie a annoncé qu’elle prendrait toutes les mesures, y compris des frappes aériennes, pour empêcher leur déploiement dans le sud de Chypre.
Les bases et rampes des missiles S-300 seront prêtes d’ici à mars 1998 et le nombre des experts russes à Chypre dépassera 200, selon la même source.
Elles seront déployées en cinq endroits dans les régions de Paphos (sud-ouest) et de Limassol (sud), selon le journal chypriote-turc, qui cite des sources proches des services de renseignement.
Le commandement des bases de ces missiles sera confié aux experts russes. La sécurité interne des bases sera assurée par les troupes de la garde nationale chypriote. Ces armes seront contrôlées par le personnel russe pendant une période provisoire jusqu’à ce que la formation du personnel grec et chypriote-grec soit accomplie, toujours selon la même source.
Ankara affirme que les missiles S-300 peuvent être transformés en armes offensives capables d’atteindre non seulement la partie nord (turque) de Chypre, mais aussi le sud de la Turquie.
Pour Nicosie et Moscou, ces missiles, livrables à partir du printemps 1998, sont purement défensifs.
Chypre est divisée en deux secteurs, turc au nord et grec au sud, depuis une intervention militaire turque dans le nord en 1974 en réponse à un coup d’Etat des nationalistes chypriotes-grecs, soutenus par Athènes, et qui visait à rattacher l’île à la Grèce.
Les Chypriotes-turcs ont créé la République turque de Chypre du nord (RTCN) en 1983 mais elle n’est reconnue que par Ankara qui y maintient près de 35.000 troupes.
La Turquie a fait plusieurs démarches vaines auprès de la Russie pour qu’elle ne vende pas ces missiles au gouvernement chypriote.
Le premier ministre turc Mesut Yilmaz avait annoncé le 19 septembre que son gouvernement avait chargé l’armée de «prendre des mesures militaires supplémentaires» pour faire face au déploiement des missiles russes à Chypre, sans autre précision.
Lundi, le ministre des Affaires étrangères, Ismail Cem, a exclu toute concession de la part de la Turquie sur Chypre en échange d’une éventuelle annulation du déploiement des S-300. (AFP)
Trente-trois experts russes, dont deux généraux, sont arrivés la semaine dernière à Chypre pour les préparatifs destinés au déploiement des missiles russes S-300 achetés par le gouvernement chypriote, a rapporté jeudi le journal chypriote-turc «Kibris».Les experts russes, auxquels le ministère des Affaires étrangères chypriotes a accordé le statut diplomatique, œuvreront avec le commandement de la garde nationale chypriote (grecque) pour le transport et l’installation à Chypre des missiles, selon le journal.Annoncé en janvier, l’achat de ces missiles pour 600 millions de dollars par les Chypriotes-grecs, avait provoqué la colère de la Turquie qui y voit une menace pour sa propre sécurité et celle des Chypriotes-turcs.La Turquie a annoncé qu’elle prendrait toutes les mesures, y compris des frappes aériennes,...