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Actualités - Chronologie

Rentrée de scène

Timide lever de rideau...
Comment parler de vitalité théâtrale lorsque le pays et surtout le citoyen ont tant de préoccupations et de problèmes au quotidien? Unanimement, les gens de théâtre se plaignent non seulement d’une crise d’identité ou du manque de bons textes mais aussi d’une situation économique qu’ils ne savent plus comment affronter. Sans subventions étatiques, sans sponsors, les voilà pataugeant dans une déroutante insécurité. Leurs propos sont donc désabusés, souvent tristes. Pas de projets sur la planche! Du moins pas de projets importants, à la dimension de leurs rêves, de leurs aspirations, de leur talent. La plupart, même après de longues années de carrière où ils ont bataillé dur pour avoir droit de cité sous les feux de la rampe, se contentent de très peu, si ce n’est d’expédients. Ou parfois même tournent le dos au théâtre pour s’activer dans d’autres domaines parallèles au monde du spectacle.
Et pourtant l’année dernière a été ponctuée par des œuvres qui ont retenu l’attention du public. Celles de Nidal Achkar, de Roger Assaf, de certains étudiants au L.A.U., sans oublier le dynamisme des jeunes au ton audacieusement «off» du festival d’«Ayloul». Pour cette année, le lever de rideau semble plus timide. Du moins d’après les déclarations des ténors qui s’activent en coulisse pour la rentrée. Toutes les explications sont vaines à côté de leurs confidences qui tranchent net tout malentendu et reflètent la réalité sur le terrain. Avant que ne retentissent les trois coups sur une scène où s’agite le monde de ceux qui offrent le rêve et commentent la vie, écoutons les déclarations de ces comédiens, metteurs en scènes, dramaturges, chorégraphes qui nous présentent leur univers (et le nôtre!) sous un rai de lumière...

Edgar DAVIDIAN
Timide lever de rideau...Comment parler de vitalité théâtrale lorsque le pays et surtout le citoyen ont tant de préoccupations et de problèmes au quotidien? Unanimement, les gens de théâtre se plaignent non seulement d’une crise d’identité ou du manque de bons textes mais aussi d’une situation économique qu’ils ne savent plus comment affronter. Sans subventions étatiques, sans sponsors, les voilà pataugeant dans une déroutante insécurité. Leurs propos sont donc désabusés, souvent tristes. Pas de projets sur la planche! Du moins pas de projets importants, à la dimension de leurs rêves, de leurs aspirations, de leur talent. La plupart, même après de longues années de carrière où ils ont bataillé dur pour avoir droit de cité sous les feux de la rampe, se contentent de très peu, si ce n’est...