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Actualités - Chronologie

Traitement du lendemain pour le sida


Pour la première fois aux Etats-Unis, un centre de recherche sur le sida a lancé une étude sur l’efficacité d’un traitement «du lendemain», mené immédiatement après une possible infection et avant même que le virus soit détectable.
Depuis mardi, le centre de recherche sur la sida de l’université de Californie à San Francisco permet à toute personne pensant avoir été exposée au virus du sida dans les trois jours précédents, par exemple par un rapport sexuel ou par utilisation d’une seringue, de recevoir un traitement antiviral classique, accompagné d’une séance intensive de prévention.
Les postulants pourront suivre gratuitement un traitement de quatre semaines dans deux établissements hospitaliers, le San Francisco General Hospital et la San Francisco City Clinic. Seules seront acceptées les personnes qui ne sont pas diagnostiquées séropositives.
«Il y a eu des études faites par le Centre de contrôle des maladies sur l’exposition professionnelle, c’est-à-dire des gens qui travaillent dans des hôpitaux ou des établissements médicaux et qui ont été accidentellement infectés», a expliqué Margaret Chesney, codirectrice de cette étude baptisée «Prévention après exposition». «Les résultats ont montré qu’un traitement précoce paraissait réduire la fréquence de l’infection», selon elle.
L’étude est une phase pilote qui doit déterminer la faisabilité d’une étude future en observant notamment les effets des traitements antiviraux administrés immédiatement, leurs effets secondaires ainsi que le respect par les patients du traitement qui leur est proposé.
Les changements de comportement en matière de précaution lors de rapports sexuels ou d’injection de drogue seront également étudiés de près car, selon Margaret Chesney, «nous ne savons pas si la communauté répondra par de plus amples précautions ou au contraire relâchera ses efforts».
Une étude sur le comportement d’homosexuels, réalisée par la même université et publiée en août 1996 dans la revue «New England Journal of Medicine», avait établi que 15% des cas suivis avaient repris une activité sexuelle à hauts risques depuis la découverte de nouveaux traitements. (AFP)
Pour la première fois aux Etats-Unis, un centre de recherche sur le sida a lancé une étude sur l’efficacité d’un traitement «du lendemain», mené immédiatement après une possible infection et avant même que le virus soit détectable.Depuis mardi, le centre de recherche sur la sida de l’université de Californie à San Francisco permet à toute personne pensant avoir été exposée au virus du sida dans les trois jours précédents, par exemple par un rapport sexuel ou par utilisation d’une seringue, de recevoir un traitement antiviral classique, accompagné d’une séance intensive de prévention.Les postulants pourront suivre gratuitement un traitement de quatre semaines dans deux établissements hospitaliers, le San Francisco General Hospital et la San Francisco City Clinic. Seules seront acceptées les personnes qui...