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Actualités - Chronologie

La presse d'Alger critique les demandes d'enquêtes internationale

Plusieurs quotidiens privés d’Alger ont vivement mis en cause mercredi l’appel lancé la veille par quatre organisations de défense des droits de l’homme, dont Amnesty International, demandant l’envoi d’une commission d’enquête internationale en Algérie.
Sous le titre «forfaiture», el-Watan estime que le «but stratégique» de ces organisations «est de dédouaner en très large partie l’intégrisme religieux et ses groupes terroristes de la responsabilité des tueries pour la faire endosser dans sa presque totalité aux autorités algériennes».
«Il est étrange que ces organisations aient besoin d’une enquête menée par une telle commission alors que dans leurs appels, les tueurs de civils sont tout à fait identifiés», écrit de son côté le quotidien de gauche Le Matin.
Pour Liberté, la «préoccupation» exprimée par ces organisations quant aux massacres de civils «est tout ce qu’il y a de plus légitime et d’objectif». «Ce qui ne l’est pas, c’est cet acharnement, cette volonté délibérée de vouloir internationaliser la question algérienne et ce malgré l’opposition sans équivoque des autorités et des partis légaux du pays».
Les quotidiens dénoncent violemment le qualificatif de «groupes d’opposition armés» utilisé dans le communiqué.
«Les hordes du GIA (Groupe islamique armé) ne sont pas ainsi que ces organisations internationales voudraient qu’elles soient, des «groupes d’opposition armés», mais des bras armés d’un projet politico-militaire d’asservissement des esprits qui ont versé depuis, suite à leur rejet par la société, dans l’assassinat, le viol et le banditisme, «privilégiant» les cibles les plus fragiles, femmes et enfants, sur lesquelles elles se livrent à des atrocités qu’aucune autre nation n’a connues par le passé», estime el-Watan.
Le GIA a été classé par les Etats-Unis parmi «les organisations terroristes les plus dangereuses», relève Liberté.
Amnesty International, la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), Human Rights Watch et Reporters sans Frontières (RSF) ont demandé mardi dans un communiqué commun l’ouverture d’une enquête internationale en Algérie et la tenue d’une session d’urgence de la commission des droits de l’homme de l’ONU.
Les autorités algériennes n’avaient pas réagi mercredi à cette déclaration.
Elles ont dénoncé à plusieurs reprises les tentatives «d’ingérence» des organisations humanitaires. Elles ont notamment rejeté les conclusions de rapports d’Amnesty International dénonçant la torture, des exécutions extrajudiciaires et des disparitions imputées aux forces de sécurité. (AFP)
Plusieurs quotidiens privés d’Alger ont vivement mis en cause mercredi l’appel lancé la veille par quatre organisations de défense des droits de l’homme, dont Amnesty International, demandant l’envoi d’une commission d’enquête internationale en Algérie.Sous le titre «forfaiture», el-Watan estime que le «but stratégique» de ces organisations «est de dédouaner en très large partie l’intégrisme religieux et ses groupes terroristes de la responsabilité des tueries pour la faire endosser dans sa presque totalité aux autorités algériennes».«Il est étrange que ces organisations aient besoin d’une enquête menée par une telle commission alors que dans leurs appels, les tueurs de civils sont tout à fait identifiés», écrit de son côté le quotidien de gauche Le Matin.Pour Liberté, la «préoccupation»...