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Actualités - Chronologie

Malgré ses échecs, Bibi reste populaire en Israël

Beaucoup d’Israéliens soutiennent la ligne intransigeante du premier ministre Benjamin Netanyahu, même après le scandale provoqué par la tentative d’assassinat d’un responsable islamiste en Jordanie.
Les électeurs, qui ont voté pour lui l’an dernier, lui pardonnent ses erreurs et le considèrent comme le seul dirigeant capable d’apporter au pays la «paix dans la sécurité» qu’il avait promise pendant sa campagne.
«Tout le monde fait des erreurs. Moi, je suis toujours content de lui», affirme Shlomo, 66 ans, qui a immigré du Maroc en 1948 et qui vend des légumes dans un quartier populaire de Jérusalem-Ouest.
«C’est mieux qu’avec les travaillistes qui aimaient les Arabes», dit-il.
M. Netanyahu s’est attiré l’opprobre de la communauté internationale et les protestations de son opposition travailliste après l’attentat raté commis par des agents israéliens contre un dirigeant du mouvement intégriste palestinien Hamas, le 25 septembre à Amman.
M. Netanyahu, qui a fait de ce qu’il appelle la «lutte antiterroriste» l’axe central de sa politique, a dû relâcher le «numéro un» du Hamas, cheikh Ahmed Yassine, et près de trente autres détenus, pour apaiser la Jordanie.
Mais un sondage réalisé la semaine dernière montre que 59% des Israéliens ne pensent pas qu’il doit démissionner, tandis que ses partisans dans la rue manifestent un soutien sans faille.
«En principe, je n’irais pas dans un autre pays tuer quelqu’un», affirme Tzvia Nazar, 52 ans, dans son petit kiosque où elle vend des billets de loterie.
«Mais ils nous tuent, alors nous les tuons aussi», explique-t-elle calmement. La branche armée du Hamas a revendiqué la plupart des attentats anti-israéliens ces dernières années, dont les deux derniers qui ont fait 21 tués cet été à Jérusalem-Ouest.

Pas sérieusement
déçus...

L’analyste politique Hanoch Smith, qui dirige un institut de sondage en Israël, prédit que M. Netanyahu restera au pouvoir au moins jusqu’à l’échéance normale de la législature, en l’an 2000. «Les gens ne sont pas contents de la façon dont il fait les choses mais ils sont contents de sa politique», dit-il.
M. Smith rappelle que l’assassinat des «terroristes» a toujours été pratiqué par Israël. «C’est quelque chose qui est populaire auprès de son électorat», note-il. «Aujourd’hui, les gens sont un peu déçus, mais pas sérieusement», ajoute-t-il.
Depuis son élection, M. Netanyahu a consciencieusement sapé les accords d’autonomie, conclus avec les Palestiniens par ses prédécesseurs travaillistes, et exigé de l’Autorité palestinienne de Yasser Arafat qu’elle réprime les intégristes qui prônent la poursuite de la lutte armée.
Juste au moment où M. Arafat commençait à arrêter des militants du Hamas, début octobre, M. Netanyahu l’a pris à contre-pied en faisant libérer cheikh Yassine et d’autres prisonniers.
Mais pour Itzhak Kedar, 53 ans, qui possède un magasin de confiseries dans le marché de Mahané Yéhouda à Jérusalem-Ouest, où un attentat a fait 16 tués israéliens le 30 juillet, M. Netanyahu applique ses promesses en renforçant la sécurité.
«Il y a beaucoup plus de sécurité dans le marché maintenant», affirme M. Kedar qui a immigré de Turquie en 1949. «Il y avait tellement de morts lors de l’attentat. Maintenant, il y a une pléiade de policiers, et je me sens beaucoup plus en sécurité», affirme-t-il.
Plutôt que de blâmer «Bibi», surnom du premier ministre, beaucoup mettent en cause les accords d’autonomie conclus par les travaillistes.
«Le précédent gouvernement lui a laissé une situation très difficile. Il doit poursuivre son chemin et, petit à petit, les choses vont s’améliorer. Les gens l’aiment», affirme Orit Lévy, 25 ans, caissière de supermarché.
«L’affaire d’Amman a été un fiasco, mais cela peut arriver à tout le monde», ajoute-t-elle. (AFP)
Beaucoup d’Israéliens soutiennent la ligne intransigeante du premier ministre Benjamin Netanyahu, même après le scandale provoqué par la tentative d’assassinat d’un responsable islamiste en Jordanie.Les électeurs, qui ont voté pour lui l’an dernier, lui pardonnent ses erreurs et le considèrent comme le seul dirigeant capable d’apporter au pays la «paix dans la sécurité» qu’il avait promise pendant sa campagne.«Tout le monde fait des erreurs. Moi, je suis toujours content de lui», affirme Shlomo, 66 ans, qui a immigré du Maroc en 1948 et qui vend des légumes dans un quartier populaire de Jérusalem-Ouest.«C’est mieux qu’avec les travaillistes qui aimaient les Arabes», dit-il.M. Netanyahu s’est attiré l’opprobre de la communauté internationale et les protestations de son opposition travailliste après...