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Actualités - Chronologie

Le Moyen-Orient, principal client des marchands d'armes


Le Moyen-Orient est resté en 1996 et 1997 le plus gros acheteur d’armes du monde, avec l’Arabie Séoudite et Israël en tête, selon l’IISS, qui s’alarme de la hausse sensible des dépenses militaires de l’Iran.
A elle seule, la région Moyen-Orient et Afrique du Nord a acheté un peu moins de 40% du commerce des armes dans le monde, soit une facture d’environ 15 milliards de dollars, indique l’institut.
L’Arabie Séoudite, qui est en train de prendre progressivement livraison d’une flotte aérienne considérable: 72 avions de combat F-15 américains, une cinquantaine d’avions d’attaques Tornado et 20 Hawk britanniques. Elle est restée de loin le premier acheteur avec un tiers des achats de la région.
Soulignant que les blocages du processus de paix au Proche-Orient ont incité les pays à accumuler les armes, l’IISS indique qu’Israël a représenté un cinquième des dépenses d’armement de la région. L’Etat hébreu est lui aussi en train de réceptionner des F-15 américains ainsi que trois sous-marins Dauphin allemands.

Surévaluation

En revanche, il est difficile d’évaluer les budgets de l’Egypte, de la Libye et la Syrie, indiquent les experts de l’IISS.
L’institut s’alarme de la hausse des dépenses militaires de l’Iran, «une source d’inquiétude majeure». Le budget iranien de la défense a augmenté de 40% entre 1996 et 1997, passant de 3,4 milliards de dollars à 4,7 milliards.
Ces chiffres sont un peu surévalués, car ils résultent partiellement de l’inflation qui sévit en Iran et de la dépréciation de la monnaie locale.
Mais une enquête du Fonds monétaire international a montré qu’en fait l’Iran dépense pour son armement plus qu’il ne le prétend dans ses budgets officiels, souligne l’IISS. Le budget de la défense exclut notamment des subventions accordées à l’industrie d’armement et certaines importations d’armes.
Officiellement, selon le décompte des Nations-Unies, l’Iran a acheté une centaine de missiles en 1996, cinq avions de combat et cinq navires de guerre. Mais l’IISS indique que Téhéran se serait également fourni auprès de la Russie «en équipements liés aux missiles» et aurait peut-être même importé de la technologie nucléaire à «objectif civil» à la fin 1996. La Corée du Nord lui aurait aussi fourni de la technologie sur les missiles sol-sol.
Téhéran ne cache pas en effet sa volonté de se doter d’une industrie militaire capable de limiter sa dépendance vis-à-vis des fabricants d’armes étrangers, souligne l’IISS.
En Afrique du Nord, l’Algérie a elle aussi intensifié son effort d’armement, essentiellement pour lutter contre le terrorisme qui ravage le pays depuis cinq ans.
Le budget de la défense qui était de 1,4 milliard de dollars en 1994 est passé à 1,7 milliard en 1996, et devrait se solder par 1,8- 1,9 milliard de dollars cette année, selon des estimations de l’institut qui note que les lois de finances officielles prévisionnelles ont été chaque année dépassées.
Le Moyen-Orient est resté en 1996 et 1997 le plus gros acheteur d’armes du monde, avec l’Arabie Séoudite et Israël en tête, selon l’IISS, qui s’alarme de la hausse sensible des dépenses militaires de l’Iran.A elle seule, la région Moyen-Orient et Afrique du Nord a acheté un peu moins de 40% du commerce des armes dans le monde, soit une facture d’environ 15 milliards de dollars, indique l’institut.L’Arabie Séoudite, qui est en train de prendre progressivement livraison d’une flotte aérienne considérable: 72 avions de combat F-15 américains, une cinquantaine d’avions d’attaques Tornado et 20 Hawk britanniques. Elle est restée de loin le premier acheteur avec un tiers des achats de la région.Soulignant que les blocages du processus de paix au Proche-Orient ont incité les pays à accumuler les armes,...