Le porte-parole de la Ve Flotte basée à Bahrein n’a pas voulu préciser le lieu exact du «Nimitz» ni la durée de sa mission dans le Golfe. «Il est arrivé ce matin», s’est-il borné à indiquer.
Le «Nimitz», qui porte 50 avions de combat F-14 et F-18, et les six bâtiments de guerre qui font partie de son groupe de combat devaient faire escale à Singapour avant de se rendre dans le Golfe à la mi-octobre.
Mais l’escale a été annulée à la suite de raids aériens menés par l’Iran contre des bases d’opposants iraniens, le 29 septembre en Irak. Selon le département d’Etat, l’Iran et l’Irak, dont les avions ont pris en chasse les appareils iraniens, ont violé les zones d’exclusion aérienne.
Deux croiseurs, un destroyer, une frégate et un sous-marin d’attaque, entre autres, accompagnent le «Nimitz».
Le secrétaire à la Défense William Cohen avait déclaré que l’ordre de déploiement du «Nimitz» avait été pris pour «envoyer un signal à l’Irak» et visait à montrer à Bagdad que la «coalition veut sérieusement faire respecter la zone d’exclusion aérienne» dans le sud irakien.
Le Pentagone a déclaré qu’il avait renforcé le contrôle de la zone d’exclusion aérienne dans le sud irakien et que les appareils américains s’approchaient désormais du 33e parallèle, à un peu plus d’une cinquantaine de kilomètres au sud de Bagdad.
Les Etats-Unis avaient étendu l’année dernière la zone d’exclusion aérienne du 32e au 33e parallèle. Cette zone avait été imposée par les Alliés en 1992.
Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne imposent également depuis 1991 une zone d’interdiction de survol à l’aviation irakienne au nord du 36e parallèle. (AFP)


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