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Actualités - Chronologie

Damas veut conclure un accord d'association avec l'UE


La Syrie désire entamer des négociations pour la conclusion d’un accord de partenariat avec l’Union européenne. Ce souhait a été communiqué par les responsables syrienes au commissaire européen pour le Proche-Orient, Manuel Marin, qui se trouve depuis le week-end dernier à Damas où il a été reçu notamment par le président Hafez el-Assad. Le chef de l’Etat a réitéré à cette occasion l’attachement de son pays au processus de paix.
Selon le porte-parole de la présidence syrienne Gebrane Kourié, le président Assad a affirmé que la Syrie était disposée à reprendre les pourparlers de paix «au point où ils s’étaient arrêtés», en février 1996 avec le précédent gouvernement israélien.
Avant d’être reçu par le chef de l’Etat syrien, M. Marin avait évoqué avec le premier ministre Mahmoud Zohbi «négociations exploratoires» pour un accord de partenariat Syrie-UE, lancées les après la conférence de Barcelone en 1995 entre l’UE et douze pays du Bassin méditerranéen.
Cité par SANA, M. Marin, qui est aussi vice-président de la Commission européenne, a souligné «l’importance accordée par l’UE à la question du partenariat avec la Syrie».
«Un mécanisme de travail proposé pour la prochaine période» a été évoqué par la délégation de M. Marin avec le vice-premier ministre pour les Affaires économiques Salim Yassine ainsi qu’avec les ministres de l’Economie Mohammad Imadi et des Finances Khaled Mahayni, selon la même source.
M. Marin a en outre évoqué avec le chef de la diplomatie Farouk el-Chareh «les développements du processus de paix et les obstacles posés par Israël sur la voie» de la paix, selon SANA.
A Bruxelles, un porte-parole européen a affirmé jeudi que «les autorités syriennes ont fait savoir qu’elles étaient prêtes à passer du stade des contacts exploratoires aux véritables négociations pour obtenir le statut d’associé à l’UE».
La Syrie, pays à économie dirigiste, est le dernier pays avec lequel l’UE n’a pas encore engagé formellement de négociations pour le statut d’associé.
Le statut d’associé à l’UE comporte trois volets: un volet politique, avec un dialogue régulier entre ministres des Affaires étrangères tous les 18 mois, et un volet économique et commercial, avec la préparation d’une zone économique euro-méditerranéenne à l’horizon 2010. Le troisième volet concerne les relations sociales et culturelles.
Le responsable européen a indiqué qu’il retournerait en janvier en Syrie, afin de présenter formellement aux autorités «les directives des négociations» qui devront être approuvées par le Conseil des ministres de l’UE avant la fin de l’année.
«Nous devons conclure un accord satisfaisant pour les deux parties en tenant compte que la Syrie, qui doit lancer un processus d’adaptation économique, aura certainement besoin de temps et d’une approche flexible du côté européen», a estimé M. Marin.
Un accord d’association Syrie-UE doit remplacer à terme l’accord de coopération syro-européen signé en 1977.
M. Marin a achevé samedi ses entretiens avec les responsables syriens. Il doit quitter la Syrie lundi après un séjour privé à Alep (Nord).
En soirée hier, le chef de la diplomatie suédoise, Mme Lena Hjelm-Wallén, arrivait à Damas pour une visite axée sur la situation au Proche-Orient et les relations entre l’Union européenne et la Syrie.
Mme Hjelm-Wallén doit également évoquer avec son homologue syrien les moyens de renforcer les relations bilatérales, qu’elle a qualifiées d’«excellentes».

La Syrie désire entamer des négociations pour la conclusion d’un accord de partenariat avec l’Union européenne. Ce souhait a été communiqué par les responsables syrienes au commissaire européen pour le Proche-Orient, Manuel Marin, qui se trouve depuis le week-end dernier à Damas où il a été reçu notamment par le président Hafez el-Assad. Le chef de l’Etat a réitéré à cette occasion l’attachement de son pays au processus de paix.Selon le porte-parole de la présidence syrienne Gebrane Kourié, le président Assad a affirmé que la Syrie était disposée à reprendre les pourparlers de paix «au point où ils s’étaient arrêtés», en février 1996 avec le précédent gouvernement israélien.Avant d’être reçu par le chef de l’Etat syrien, M. Marin avait évoqué avec le premier ministre Mahmoud Zohbi...