M. Netanyahu a justifié la mission du Mossad par les nécessités de ce qu’il appelle la «lutte antiterroriste». Mais il a évité la constitution d’une commission d’enquête officielle, qui aurait pu le mettre en cause, et il a nommé lui-même un «comité de clarification» composé de trois membres et officiellement chargé d’éclaircir l’affaire.
M. Netanyahu a de nouveau affirmé dimanche qu’il poursuivrait la lutte «antiterroriste» et il a appelé les Israéliens à l’union.
«Il faut nous unir contre le terrorisme et continuer à le frapper jusqu’à ce qu’il soit éradiqué», a déclaré M. Netanyahu à Jérusalem, lors d’une cérémonie à la mémoire des soldats tombés durant la guerre d’octobre 1973.
«C’est une lutte de longue haleine que nous n’emporterons que si nous faisons preuve de ténacité», a lancé le chef du gouvernement.
«Les terroristes, eux, ne font pas de différence entre les Israéliens quand ils veulent nous tuer. Pour eux, nous sommes tous des ennemis sionistes à abattre», a-t-il martelé.
Pour le premier ministre, le «plus grand danger auquel fait face Israël provient de ses divisions et du manque de foi dans son bon droit».
L’enquête sur cette affaire s’est ouverte hier en un lieu tenu secret.
Le porte-parole israélien Moshe Fogel a indiqué que le comité d’enquête mis sur pied et présidé par un ancien conseiller juridique du ministère de la Défense, avait commencé à recueillir des témoignages. Il a refusé de donner plus de détails.
La composition de ce comité, qui inclut un ancien chef d’état-major de l’armée de l’air et un ancien chef de la police, a été fortement critiqué. Les dirigeants de l’opposition craignent qu’il ne s’agisse d’un moyen d’étouffer l’affaire et de disculper le premier ministre. Selon eux, le comité n’a pas la force d’une enquête menée sous l’autorité d’un juge.
Benjamin Netanyahu a promis que les travaux de cette commission ne seraient pas entravés. Lui-même, ainsi que le chef du Mossad devraient être appelés à témoigner, dit-on de source officielle.
Le général Yatom a été vertement critiqué par la presse et par l’opposition en Israël pour l’opération d’Amman, certains lui reprochant l’échec de la tentative d’assassinat, d’autres l’accusant d’avoir mis en danger les relations avec le pays arabe le plus proche d’Israël en organisant un attentat sur le sol jordanien.
Deux agents du Mossad se sont fait capturer par les Jordaniens après avoir essayé de tuer Khaled Mechaal, le chef du bureau politique du mouvement de la résistance islamique Hamas à Amman. Ils ont été relâchés après qu’Israël eut libéré le guide spirituel du Hamas, cheikh Ahmed Yassine.


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