Ces fléaux, qui pèsent lourdement sur la sécurité des citoyens surtout depuis la chute du rideau de fer, doivent en effet être combattus comme le principal ennemi de la démocratie et de l’Etat de droit, estiment les «40».
La future institution sera chargée d’harmoniser les échanges d’informations et les législations dans tous les pays européens, dans le but de mieux protéger les citoyens.
Dans le domaine de la lutte contre la toxicomanie et le trafic de stupéfiants, le sommet développera les activités du Groupe Pompidou, institué en 1971 sur proposition de l’ancien président français Georges Pompidou. Ce groupe multidisciplinaire, qui compte 29 Etats membres, a étendu sa coopération technique à presque tous les pays d’Europe centrale et orientale et il coopère également avec l’ONU, l’OMS et Interpol.
Les travaux du Groupe Pompidou ont déjà permis d’élaborer deux accords européens de grande valeur pratique: la Convention relative au blanchiment, au dépistage, à la saisie et à la confiscation des produits du crime, qui permet de confisquer à l’étranger l’argent ou les biens «sales», et l’accord relatif au trafic illicite en pleine mer, qui permet à un Etat d’arrêter des personnes sur un navire en dehors des eaux territoriales et de saisir les cargaisons criminelles.
Concernant le terrorisme, le Conseil de l’Europe estime nécessaire de dépoussiérer une Convention de 1977, ratifiée par une trentaine d’Etats, mais devenue obsolète à bien des égards. Dans son souci des droits de l’homme, cette convention prévoit en effet que tout pays peut refuser d’extrader une personne «persécutée pour des raisons liées à sa race, sa religion, sa nationalité ou ses opinions politiques».
Interpol, Europol et le FBI dénoncent depuis quelques années l’infiltration des syndicats du crime d’Europe de l’Est dans les pays occidentaux: ces organisations criminelles n’hésitent pas à recourir à la violence et leurs trafics de stupéfiants, d’êtres humains, de matières nucléaires et d’armes prospèrent plus que jamais. (AFP)

