Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Le retour d'Ariel Sharon

Ariel Sharon, le chef de file de faucons de la droite israélienne, revient sur le devant de la scène politique grâce au premier ministre Benjamin Netanyahu qui lui confie les dossiers les plus sensibles.
M. Netanyahu a lui-même rendu un hommage appuyé à son ministre des Infrastructures nationales pour son rôle dans le dénouement de la crise avec la Jordanie, après une tentative d’assassinat à Amman d’un chef du mouvement de la résistance islamique Hamas.
Les médias israéliens présentent M. Sharon comme «l’interlocuteur privilégié» du roi Hussein qui nourrit une grande méfiance envers M. Netanyahu. Pourtant, dans le passé, M. Sharon était soupçonné de chercher à déstabiliser le régime hachémite en proclamant que «la Jordanie est la Palestine».
Symbole de sa montée en puissance, M. Sharon a obtenu une ligne téléphonique spéciale munie d’un encodeur pour brouiller des écoutes, reliant son ranch dans le sud d’Israël au bureau du premier ministre.
Ce genre de «téléphone rouge» était auparavant réservé, en Israël, au ministre de la Défense Yitzhak Mordehaï et au ministre des Affaires étrangères David Lévy.
Général de réserve et ancien ministre de la Défense, M. Sharon est considéré comme un expert militaire. Le chef du gouvernement l’a consulté systématiquement après les deux attentats du Hamas qui ont fait 21 morts à Jérusalem-Ouest fin juillet et début septembre, selon une source gouvernementale.

Des atouts

Les relations entre les deux dirigeants avaient pourtant subi un coup de froid en juillet dernier après que M. Sharon s’était vu offrir, puis refuser, le ministère clé des Finances.
Mais l’énergique ministre des Infrastructures nationales dispose de trop d’atouts pour être mis à l’ombre: populaire au sein du parti Likoud de M. Netanyahu, ainsi qu’auprès de ses alliés religieux et des colons, il apporte un soutien précieux à un premier ministre de plus en plus contesté.
M. Sharon, qui ne s’est jamais attaché aux apparences du pouvoir, sait être pragmatique. Il a une réputation d’efficacité que même ses adversaires de gauche ne contestent pas.
C’est lui qui fut le moteur de la colonisation juive des territoires palestiniens, et nul ne peut mettre en doute son attachement au dogme du Grand Israël.
Cela lui a donné les coudées franches face aux plus ultras des colons. Il l’a déjà prouvé en 1982, en démantelant les colonies du Sinaï avant la restitution du territoire à l’Egypte.
M. Sharon est le seul ministre du gouvernement israélien à qualifier régulièrement le président palestinien Yasser Arafat de «terroriste en chef», alors que l’Autorité palestinienne l’accuse d’être un «criminel de guerre».
Cela n’a pas empêché M. Sharon de rencontrer en juin M. Mahmoud Abbas, le bras droit de M. Arafat, pour discuter du blocage du processus de paix.
M. Sharon est surtout connu pour les massacres de Palestiniens dans les camps de réfugiés de Sabra et Chatila, à Beyrouth en septembre 1982. Une commission d’enquête officielle avait établi sa «responsabilité indirecte» dans la tuerie, perpétrée par des alliés libanais d’Israël. Il avait été l’époque contraint de démissionner de la Défense. (AFP)
Ariel Sharon, le chef de file de faucons de la droite israélienne, revient sur le devant de la scène politique grâce au premier ministre Benjamin Netanyahu qui lui confie les dossiers les plus sensibles.M. Netanyahu a lui-même rendu un hommage appuyé à son ministre des Infrastructures nationales pour son rôle dans le dénouement de la crise avec la Jordanie, après une tentative d’assassinat à Amman d’un chef du mouvement de la résistance islamique Hamas.Les médias israéliens présentent M. Sharon comme «l’interlocuteur privilégié» du roi Hussein qui nourrit une grande méfiance envers M. Netanyahu. Pourtant, dans le passé, M. Sharon était soupçonné de chercher à déstabiliser le régime hachémite en proclamant que «la Jordanie est la Palestine».Symbole de sa montée en puissance, M. Sharon a obtenu une ligne...