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Actualités - Chronologie

Pourquoi M.P.


Le célèbre juge italien Antonio Di Pietro a révélé qu’il avait inventé «pour leurrer les journalistes» l’expression Mani Pulite (Mains propres), baptisant ainsi l’opération anti-corruption menée par les juges de Milan.
Des journalistes avaient interrogé en février 1992 Di Pietro pour connaître la signification du sigle «M.P.» qui était inscrit sur certains procès-verbaux. Pour protéger ce qui était en fait un nom de code, le juge avait en fait improvisé et répondu à brûle-pourpoint: «Mani Pulite».
Le magistrat a raconté qu’il communiquait avec un fonctionnaire de la police judiciaire au moment de l’arrestation du premier corrompu, Mario Chiesa, un dirigeant socialiste, en utilisant deux pseudonymes, Mike et Papa. Leurs conversations retranscrites sur des actes de justice furent signées M.P. par un carabinier pour abréger le texte, a encore expliqué Antonio Di Pietro.
L’opération Mani Pulite, à l’origine de l’effondrement du régime corrompu de la démocratie chrétienne et de ses alliés socialistes, avait débuté le 17 février 1992 par l’arrestation de Mario Chiesa, surpris en train de toucher un pot-de-vin.
Elle a permis l’ouverture de 25.000 informations judiciaires dont 520 concernant des parlementaires et les plus hauts responsables politiques comme les anciens présidents du conseil Bettino Craxi et Giulio Andreotti.
Antonio di Pietro est candidat aux prochaines élections sénatoriales à Mugello, près de Florence. Après la victoire du centre-gauche de Romano Prodi, il a été nommé ministre des Travaux publics mais a démissionné en novembre 1997 après l’ouverture d’une nouvelle enquête judiciaire contre lui. Il a déjà été poursuivi plusieurs fois et en est sorti complètement blanchi. (AFP)
Le célèbre juge italien Antonio Di Pietro a révélé qu’il avait inventé «pour leurrer les journalistes» l’expression Mani Pulite (Mains propres), baptisant ainsi l’opération anti-corruption menée par les juges de Milan.Des journalistes avaient interrogé en février 1992 Di Pietro pour connaître la signification du sigle «M.P.» qui était inscrit sur certains procès-verbaux. Pour protéger ce qui était en fait un nom de code, le juge avait en fait improvisé et répondu à brûle-pourpoint: «Mani Pulite».Le magistrat a raconté qu’il communiquait avec un fonctionnaire de la police judiciaire au moment de l’arrestation du premier corrompu, Mario Chiesa, un dirigeant socialiste, en utilisant deux pseudonymes, Mike et Papa. Leurs conversations retranscrites sur des actes de justice furent signées M.P. par un...