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Actualités - Chronologie

BB réclame de l'argent à son ex-mari


L’ancienne actrice française Brigitte Bardot réclame 500.000 francs (80.000 dollars) de dommages-intérêts à son ex-mari Jacques Charrier pour avoir selon elle violé «l’intimité de sa vie privée» dans un livre.
Brigitte Bardot n’avait pas obtenu la saisie en juin dernier de ce livre «Ma réponse à B.B.» mais a poursuivi son action en justice. Le tribunal de grande instance de Paris a mis mercredi en délibéré au 5 novembre prochain son jugement.
Wallerand de Saint-Just, avocat de «BB», a soutenu que le livre de Jacques Charrier n’est fait que d’atteintes à sa vie privée, notamment du fait de la reproduction des lettres qu’elle avait expédiées à son mari voici plusieurs décennies.
Jacques Charrier avait publié cet ouvrage à la suite de la publication du best-seller de son ex-épouse «Initiales BB», en septembre 1996 qui s’est vendu à 600.000 exemplaires.
Elle a, elle-même, été condamnée le 5 mars dernier, à 150.000 francs (25.000 dollars) du fait des atteintes qu’il contient envers la vie privée de Jacques Charrier et de son fils Nicolas.

Condamnée

D’autre part, Brigitte Bardot a été condamnée par la cour d’appel de Paris à une amende de 10.000 francs (1.700 dollars) pour provocation à la haine et à la discrimination raciale envers l’islam.
Le 23 janvier dernier, le tribunal correctionnel de Paris avait relaxé l’ancienne actrice, politiquement proche de l’extrême-droite. Des organisations antiracistes avaient porté plainte contre Brigitte Bardot pour avoir tenu des propos jugés offensants contre l’islam dans les colonnes du quotidien national français «Le Figaro». Les plaignants avaient fait appel de ce jugement de relaxe.
Brigitte Bardot devra en outre faire publier à ses frais dans le même journal l’arrêt de la cour d’appel qui a également accordé aux associations plaignantes le franc symbolique de dommages et intérêts qu’elles réclamaient.
Depuis l’abandon de sa carrière cinématographique en 1973, l’ex-actrice qui se dévoue à la sauvegarde des animaux, a créé sa propre fondation.
En avril 1996, elle avait lancé un «cri de colère» dans «Le Figaro» contre «l’horreur des abattages rituels d’animaux à l’occasion de l’Aïd el-Kébir».
Elle avait reproché aussi dans cet article aux pouvoirs publics de tolérer «ces traditions islamiques» et elle avait critiqué «l’envahissement de la France par une surpopulation étrangère, notamment musulmane, à laquelle nous faisons allégeance», en allant jusqu’à parler de «débordement islamique», de multiplication des mosquées, «alors que nos clochers d’église se taisent».
Les juges de correctionnelle avaient relaxé l’actrice au nom de la liberté d’expression, mais la cour d’appel a estimé que le texte en cause dépassait «largement l’expression d’une révolte suscitée par les conditions d’égorgement des animaux», notamment lorsqu’il abordait la question de la multiplication des mosquées en France. (AFP)
L’ancienne actrice française Brigitte Bardot réclame 500.000 francs (80.000 dollars) de dommages-intérêts à son ex-mari Jacques Charrier pour avoir selon elle violé «l’intimité de sa vie privée» dans un livre.Brigitte Bardot n’avait pas obtenu la saisie en juin dernier de ce livre «Ma réponse à B.B.» mais a poursuivi son action en justice. Le tribunal de grande instance de Paris a mis mercredi en délibéré au 5 novembre prochain son jugement.Wallerand de Saint-Just, avocat de «BB», a soutenu que le livre de Jacques Charrier n’est fait que d’atteintes à sa vie privée, notamment du fait de la reproduction des lettres qu’elle avait expédiées à son mari voici plusieurs décennies.Jacques Charrier avait publié cet ouvrage à la suite de la publication du best-seller de son ex-épouse «Initiales BB», en...