Rechercher
Rechercher

Actualités - Biographie

Un personnage secret

Kim Jong-Il est un personnage extrêmement secret, objet d’un culte de la personnalité entretenu par la propagande qui prépare depuis des années son accession à la tête de la Corée du Nord.
En succédant à son père, Kim Il-Sung, le fondateur de la République démocratique populaire de Corée, il inaugure la première succession dynastique dans un pays communiste.
Le mystère et le mythe entourent cet homme de 55 ans, au visage fermé, toujours vêtu d’une sobre tenue à la coupe militaire. La légende commence avec sa naissance, le 16 février 1942. Selon son hagiographie officielle, il aurait vu le jour dans un camp de la résistance antijaponaise, sur le mont Paekdu, apparition accompagnée de phénomènes extraordinaires, comme un double arc-en-ciel et des rayons de lumière éclatants.
Kim serait en fait né près de Khabarovsk, en Sibérie, dans un camp d’entraînement de la 88e brigade de reconnaissance de l’armée soviétique où son père était officier, selon des experts des affaires coréennes.
Sa mère est morte à leur retour à Pyongyang alors qu’il n’avait que sept ans. Au plus fort de la guerre de Corée (1950-1953), il sera mis à l’abri en Chine avec la nouvelle épouse de son père.
De 1958 à 1960, il passe deux ans dans l’académie formant les officiers de l’armée de l’air est-allemande. Il obtient en 1964 un diplôme d’économie politique de l’université de Pyongyang.
Il s’occupe ensuite de propagande pour le compte du comité central du parti, mais il émerge sur la scène politique seulement en 1973 en étant élu secrétaire à l’organisation et à la propagande au sein du parti.
Il disparaît mystérieusement de la scène publique de 1977 à 1979, alors que la rumeur à l’étranger parle de tentative d’assassinat par des militaires furieux de son autoritarisme.
En 1979, il réapparaît et ses portraits commencent à être placés aux côtés de ceux de son père. En 1980, il accède au poste de numéro deux du parti. En 1983, il effectue une visite officielle en Chine. Il est officiellement déclaré «seul successeur» le 6 août 1984.
Alors qu’il dirige les services secrets, sa responsabilité est mise en cause dans un attentat à la bombe à Rangoon (Birmanie) où 18 responsables du gouvernement sud-coréen avaient trouvé la mort en 1983 et dans la destruction par une bombe d’un Boeing sud-coréen en 1987 (115 morts).
Toujours en retrait, ne rencontrant pas les visiteurs de passage à Pyongyang, il n’a jamais accordé d’interview à un journaliste étranger et on ne l’a jamais vu prononçant un discours.
Kim Jong-Il a franchi la dernière étape de la préparation à la succession en devenant commandant suprême des forces armées en décembre 1991, promu quatre mois plus tard au grade de maréchal. (AFP)
Kim Jong-Il est un personnage extrêmement secret, objet d’un culte de la personnalité entretenu par la propagande qui prépare depuis des années son accession à la tête de la Corée du Nord.En succédant à son père, Kim Il-Sung, le fondateur de la République démocratique populaire de Corée, il inaugure la première succession dynastique dans un pays communiste.Le mystère et le mythe entourent cet homme de 55 ans, au visage fermé, toujours vêtu d’une sobre tenue à la coupe militaire. La légende commence avec sa naissance, le 16 février 1942. Selon son hagiographie officielle, il aurait vu le jour dans un camp de la résistance antijaponaise, sur le mont Paekdu, apparition accompagnée de phénomènes extraordinaires, comme un double arc-en-ciel et des rayons de lumière éclatants.Kim serait en fait né près de...