En Iran, l’indice de fécondité a diminué de moitié en vingt ans, passant de 7,2 enfants par femme en 1976 à 4,2 en 1991 et 3,7 sur la période 1991-1996, indique l’INED.
Amorcée sous le Chah, cette tendance n’a pas été contrariée après la Révolution de 1979. Les gouvernements de la République islamique ont été plutôt favorables à la planification des naissances.
Cette baisse coïncide également avec la chute des prix du pétrole, qui a eu des conséquences sur les budgets des ménages, et avec la croissance de la population urbaine, passée de 47% en 1976 à 61% en 1996.
Le taux d’alphabétisation des femmes est passé en vingt ans de 28% à 74%. En 1991, 45% des femmes de 15 à 44 ans utilisaient un moyen moderne de contraception, un taux qui a «vraisemblablement augmenté depuis», écrit l’INED.
Les pays voisins de l’Iran ont connu une transition démographique (chute de la mortalité combinée à une chute de la fécondité) similaire. «Dans l’ensemble musulman auquel appartient l’Iran, on ne peut plus désormais parler d’explosion démographique», affirme l’INED.
Entre 1975 et 1995, l’Irak est passée de 7,1 à 4,4 enfants par femme. L’Arabie Séoudite est passée de 7,2 enfants par femme à 5,4, les principautés du Golfe de 7,2 à 5,5, la Syrie de 7,7 à 4,1, le Liban de 4,6 à 2,3, la Jordanie de 7,8 à 4,2. L’ensemble du Proche-Orient arabe a donc vu la fécondité moyenne chuter de 7,3 à 5,1 enfants par femme.
En Turquie, la fécondité a chuté de 5,3 à 2,4 enfants par femme, au Pakistan de 7 à 5,2. Toutefois, la baisse a été moindre, voire inexistante, dans des pays en proie à des conflits: l’Afghanistan et le Yémen stagnent depuis 20 ans autour de 7, et dans les territoires palestiniens, la fécondité n’a été ramenée que de 7,7 à 5,9 enfants par femme. (AFP)


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