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Actualités - Chronologie

Le chef du Mossad sous le feu des critiques

Le chef du Mossad israélien se trouvait mercredi sous le feu des critiques, après le fiasco d’Amman et les retards dans la transmission au gouvernement d’une offre de cessez-le-feu qui aurait été formulée par le Hamas, a indiqué la presse.X
Piliers de l’Etat d’Israël, les différents services de sécurité s’entre-déchirent, si l’on en croit le quotidien «Haaretz», et le Mossad apparaît de plus en plus comme le bouc émissaire.
Le chef du service secret, Danny Yatom, devait ainsi faire face aux accusations du chef d’état-major, Amnon Lipkin-Shahak, du chef de la sécurité intérieure (Shin Beth), Ami Ayalon, et du chef des renseignements militaires, Moshé Yaalon, qui lui reprochent d’avoir été laissés dans le noir.
Une commission d’examen, nommée par le premier ministre Benjamin Netanyahu, tente de faire la lumière sur l’attentat raté perpétré par des agents du Mossad contre le chef du bureau politique du Mouvement de la résistance islamique (Hamas), Khaled Mechaal, le 25 septembre à Amman.
Mais une majorité d’Israéliens (55%) n’attend rien de cette commission d’enquête, dont l’indépendance a été à l’avance contestée par l’opposition et la presse, indique un sondage publié mercredi par le quotidien Yédiot Aharonot. Seules 36% des personnes interrogées pensent que la commission fera la lumière sur le scandale.
En attendant, les accusations, toutes anonymes en raison du secret qui entoure les services de sécurité en Israël, s’étalent dans la presse. Un haut responsable de l’armée, cité par le quotidien Haaretz, affirme que «Danny Yatom n’a rien dit au chef d’état-major».
«S’il l’avait su, il s’y serait opposé en raison des bonnes relations qu’entretient Israël avec la Jordanie», a-t-il ajouté, en accusant Danny Yatom de «ne pas dire la vérité» en prétendant avoir informé les autres services.
Le même officier supérieur a reconnu que le général Yatom avait évoqué le principe d’une telle mission il y a quelques mois mais qu’il n’avait apporté aucune précision.

Netanyahu épargné

En réaction, le porte-parole du premier ministre, M. Shaï Bazak, a déclaré que «tous les éléments et documents seront présentés devant la commission d’examen».
La concentration des critiques sur le général Yatom épargne à M. Netanyahu les conséquences du fiasco. Les services de sécurité, au premier chef le Mossad, sont placés sous l’autorité directe du premier ministre en Israël.
M. Netanyahu a assumé lundi la «responsabilité globale» de la mission manquée du Mossad. Mais il a évité la constitution d’une commission d’enquête officielle, qui aurait pu le mettre en cause.
D’autre part, le général Yatom est sommé par le gouvernement d’expliquer pourquoi un message du Hamas supposé contenir une offre de cessez-le-feu, a été retenu pendant 72 heures par le Mossad avant d’être transmis à M. Netanyahu.
Selon un «très haut responsable» israélien, cité par la télévision, ce message avait été transmis par l’intermédiaire du roi Hussein de Jordanie à l’antenne du Mossad à Amman, deux jours avant l’attentat raté.
Le premier ministre a affirmé n’en avoir eu connaissance que vingt-quatre heures après la tentative d’assassinat, selon la télévision et la radio.
La presse israélienne soulevait mercredi, soit la possibilité d’un simple retard bureaucratique, soit l’entreprise délibérée du Mossad de ne pas transmettre le message pour ne pas annuler sa mission à Amman.
De son côté, l’opposition travailliste a imputé la responsabilité de ce retard à M. Netanyahu qui, selon elle, «fait à nouveau preuve de son incapacité à gérer les affaires du pays». (AFP)
Le chef du Mossad israélien se trouvait mercredi sous le feu des critiques, après le fiasco d’Amman et les retards dans la transmission au gouvernement d’une offre de cessez-le-feu qui aurait été formulée par le Hamas, a indiqué la presse.X Piliers de l’Etat d’Israël, les différents services de sécurité s’entre-déchirent, si l’on en croit le quotidien «Haaretz», et le Mossad apparaît de plus en plus comme le bouc émissaire.Le chef du service secret, Danny Yatom, devait ainsi faire face aux accusations du chef d’état-major, Amnon Lipkin-Shahak, du chef de la sécurité intérieure (Shin Beth), Ami Ayalon, et du chef des renseignements militaires, Moshé Yaalon, qui lui reprochent d’avoir été laissés dans le noir.Une commission d’examen, nommée par le premier ministre Benjamin Netanyahu, tente de faire...