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Actualités - Chronologie

Douillet veut un quatrième titre mondial


Quinze mois après son triomphe olympique, David Douillet tente jeudi, sur les tatamis de Bercy, de décrocher un quatrième titre mondial qui lui ouvrirait les portes du Panthéon du judo mondial.
Après un premier sacre en plus de 95 kilos à Hamilton (Canada), en 1993, et la double couronne en plus de 95 et en toutes catégories ramenée de Chiba (Japon), en 1995, le poids lourd français repart en campagne.
«Je pense que David peut décrocher deux nouveaux titres. Il a le niveau pour le faire», affirme René Rambier, responsable des équipes de France masculines.
Pourtant, depuis les Jeux d’Atlanta, le sort n’a pas épargné le judoka normand.
Au tourbillon médiatique qui avait suivi le titre olympique avait succédé un accident de moto, il y a tout juste un an.
«Le bienfait de cet accident aura été de me redonner l’envie. Après Atlanta, j’ai eu le sentiment d’avoir fait le tour. J’avais tout gagné», explique Douillet.
«Mais là, j’ai eu envie de disputer à nouveau un championnat, de prouver que j’étais encore capable de gagner. Le fait que le Mondial se déroule chez nous, en France, a été une seconde motivation».
Tout au long de ces derniers mois, la route a été longue et les doutes ont souvent été de la partie.
«J’ai joué une partie de poker, en me fixant des objectifs. Après la rééducation, le premier était de pouvoir remonter sur un tapis en février. Si je n’avais pas pu le faire, cela n’aurait pas été la peine de penser aux championnats du monde», raconte-t-il.
«J’ai pu le faire et ensuite, j’ai enchaîné avec un travail de fond où il fallait gérer et contrôler les séquelles de l’accident. J’en ai vraiment bavé. Puis l’embellie est arrivée avec le printemps et là, j’ai vraiment recommencé à me faire plaisir».

«Pourquoi pas Sydney?»

Le plaisir est le moteur de David Douillet. Avec lui, les sensations du champion sont elles aussi revenues, la technique et l’envie de gagner étaient toujours présentes, ce que Douillet allait prouver dès le mois de juillet, en remportant le titre des Jeux Méditerranéens.
En finale, il allait battre le Turc Selim Tataroglu, sacré champion d’Europe deux mois plus tôt, sur les tatamis d’Ostende.
Néanmoins, le Français reste prudent sur ses futures performances parisiennes.
«Bien sûr, pour tous mes adversaires, je serai l’homme à battre mais ce qui m’intéresse le plus, c’est de me dépasser, d’aller au-delà de mes limites. La façon importe plus que le résultat. Première, deuxième, troisième place, ce n’est plus le plus important. L’important, c’est d’aller au bout de moi-même», dit-il.
Il lui faudra néanmoins compter avec des rivaux aussi redoutables que le Géorgien David Khakaleshvili, champion olympique à Barcelone, ou le Japonais Shinoara, vainqueur des deux dernières éditions du tournoi international de Paris.
Quoi qu’il arrive, ce championnat parisien ne sera pas la dernière sortie de David Douillet. Après s’être posé la question au sortir de son titre olympique, le judoka n’envisage absolument plus de mettre un terme à sa carrière.
«Même si je perds, je sais d’ores et déjà que je continuerai car je n’ai plus du tout envie d’arrêter la compétition», dit-il. «J’arrêterai quand je serai cuit, quand je ne prendrai plus de plaisir à la compétition. Alors pourquoi pas Sydney?».
Quinze mois après son triomphe olympique, David Douillet tente jeudi, sur les tatamis de Bercy, de décrocher un quatrième titre mondial qui lui ouvrirait les portes du Panthéon du judo mondial.Après un premier sacre en plus de 95 kilos à Hamilton (Canada), en 1993, et la double couronne en plus de 95 et en toutes catégories ramenée de Chiba (Japon), en 1995, le poids lourd français repart en campagne.«Je pense que David peut décrocher deux nouveaux titres. Il a le niveau pour le faire», affirme René Rambier, responsable des équipes de France masculines.Pourtant, depuis les Jeux d’Atlanta, le sort n’a pas épargné le judoka normand.Au tourbillon médiatique qui avait suivi le titre olympique avait succédé un accident de moto, il y a tout juste un an.«Le bienfait de cet accident aura été de me redonner l’envie....