Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Congrès de Blackpool Premier demi-succès pour le leader des conservateurs

Six mois après leur débâcle électorale, les conservateurs britanniques ont endossé mardi à une large majorité une réforme de leur parti, offrant ainsi un premier demi-succès à son leader William Hague qui reste très controversé. Eviron 70% des militants soutiennent le successeur de John Major et les grands principes de sa rénovation, selon le résultat d’une consultation-plébiscite organisée depuis l’été par courrier auprès des adhérents tories.Le résultat du vote auquel ont participé de 40 à 50% des militants a été officiellement annoncé en ouverture du congrès de quatre jours à Blackpool (nord-ouest), le premier du parti tory dans l’opposition depuis dix-neuf ans.
Cette issue devrait mettre un peu de baume au cœur du successeur de John Major qui, fustigé pour son absence de charisme et de programme clair, n’a convaincu jusqu’ici ni les Britanniques ni même ses propres troupes de ses capacités à faire un jour un bon premier ministre.
Les derniers sondages sont humiliants pour les conservateurs. William Hague a réalisé le départ le plus catastrophique d’un chef de parti d’opposition depuis que les enquêtes d’opinion existent.
Le plus jeune leader tory depuis près de deux siècles — il a 36 ans — voulait profiter du soutien des siens pour annoncer dans un discours les grandes lignes d’une réforme radicale du plus vieux parti conservateur européen, dont le fonctionnement se révèle archaïque.
Devant quelque 3.500 délégués réunis à Blackpool, il entend promettre de renforcer la démocratisation interne et d’assurer une meilleure cohésion après les déchirements des dernières années.

Nouveau contrat

Il devait proposer «un nouveau contrat» à ses militants démoralisés. William Hague veut leur assurer en particulier «une participation significative» à l’élection du leader, une première dans l’histoire torie.
Il envisage de consulter systématiquement la base sur les grands sujets tels que la monnaie unique européenne et veut réunir les structures éclatées du parti sous la coupe d’un bureau directeur national.
Un «Livre blanc» de la réforme détaillant ces mesures devait être publié en parallèle. Il va être discuté dans les mois qui viennent et soumis à un vote vraisemblablement au printemps 1998.
Le document pointe sans concession les insuffisances du parti, qui se vide de ses militants. Il reconnaît que la défaite des législatives «a mis à nu l’étendue du déclin de notre organisation et du nombre de nos adhérents au cours des 25 dernières années».
La direction du parti, qui tente de revigorer une opposition aujourd’hui inexistante, proclame que cette rénovation apporte «les plus grands changements dans le parti depuis 120 ans».
Et l’ancien premier ministre John Major, silencieux depuis qu’il a été chassé sans ménagement de Downing Street en mai denier, devait apporter à la tribune son soutien à Hague.
Pour autant, le projet est loin de faire l’unanimité.
Certains conservateurs ont déjà remis en cause la validité de la consultation, soulignant qu’aucune alternative n’était proposée à William Hague et que seulement 150.000 à 175.000 bulletins auraient été retournés sur un total de quelque 400.000.
Surtout, les critiques dénoncent l’annonce d’engagement précis sur la part qui sera réservée aux militants dans le collège électoral désignant le leader. Les députés, actuellement les seuls appelés à désigner le chef du parti, font feu de tout bois pour conserver leur privilège. (AFP)
Six mois après leur débâcle électorale, les conservateurs britanniques ont endossé mardi à une large majorité une réforme de leur parti, offrant ainsi un premier demi-succès à son leader William Hague qui reste très controversé. Eviron 70% des militants soutiennent le successeur de John Major et les grands principes de sa rénovation, selon le résultat d’une consultation-plébiscite organisée depuis l’été par courrier auprès des adhérents tories.Le résultat du vote auquel ont participé de 40 à 50% des militants a été officiellement annoncé en ouverture du congrès de quatre jours à Blackpool (nord-ouest), le premier du parti tory dans l’opposition depuis dix-neuf ans.Cette issue devrait mettre un peu de baume au cœur du successeur de John Major qui, fustigé pour son absence de charisme et de programme...