Blessé à une jambe, il fut capturé, transporté jusqu’au petit village voisin de la Higuera, détenu dans l’école municipale, avant d’être exécuté le lendemain à 01h30 de l’après midi.
C’est sous le nom d’Adolfo Mena, avec un passeport uruguayen, que le Che était arrivé à la Paz, la capitale de la Bolivie, en novembre 1966. Il y était venue, 14 ans auparavant, lors de son périple latino-américain commencé en Argentine et terminé au Mexique en 1956, avant l’expédition du Granma vers Cuba avec Fidel Castro et 80 hommes.
Vers la mi-novembre 1966, il parvint à la première base prévue, près du Nancahuazu, dans le sud-est bolivien, d’où partit la guérilla, formée de moins de 50 hommes, des Boliviens en majorité et 16 Cubains.
Les combats ne commencèrent qu’en avril 1967. L’armée régulière, souvent mal équipée, subit une série de revers en quelque sept mois d’affrontements, en plusieurs lieux de la région, mais le groupe du Che fondit petit à peu, surtout après le 31 août, quand l’arrière garde de la guérila fut décimée dans le secteur du Vado del Yeso, à quelque 100 km au sud-ouest de Vallegrande.
Il est admis généralement que cette date marque le début de la fin pour le Che et ses hommes. Meurent là, le Cubain Vitalio Nunez de Acuna (Joaquin), vétéran de la Sierra Maestra, avec Fidel Castro, un autre compagnon d’armes du Commandante en Jefe cubain, Alejandro et l’Argentino-allemande «Tania», la seule femme de la guérilla, identifiée alors comme étant Laura Gutiérez Bauer.
Le 28 septembre, trouva la mort le Bolivien Roberto (Coco) Peredo qui avait temporairement assuré la conduite militaire du groupe, en raison du mauvais état physique du Che.
Dans la Quebrada del Yuro, les durs combats entre les quelques guérilleros qui faisaient partie du groupe du Che et des dizaines de soldats conduits par le capitaine Gary Prado, durèrent cinq heures.
Deux des soldats s’emparèrent du Che, sans savoir qui il était, avant d’alerter leur capitaine. Le Che déclina son identité.
Sur ordre du président René Barrientos, qui avait pris sa décision après avoir réuni la haute hiérarchie militaire, le Che était tué à bout portant. De plusieurs rafales de mitraillettes, la première tirée par un «volontaire», le sergent Mario Teran dont on dit qu’il tira les yeux fermés et en état d’ébriété. (AFP)


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