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Actualités - Chronologie

Présidentielle serbe : Milosévic essuie un double échec

Les présidentielles de dimanche ont constitué un double échec pour Slobodan Milosevic dont les protégés n’ont réussi à s’imposer ni en Serbie ni au Monténégro.
La Serbie n’a pu se doter d’un président faute de participation suffisante, tandis qu’au Monténégro les deux principaux candidats en lice devront disputer un second tour de scrutin.
L’issue des deux élections présidentielles laisse présager une période d’instabilité politique. Elle vient s’ajouter au revers subi par les socialistes de M. Milosevic lors des législatives du 21 septembre qui les ont privés de la majorité absolue au Parlement serbe.
«Une telle évolution risque de conduire à une crise parlementaire et présidentielle», a estimé un diplomate occidental.
«La Serbie sans président», titrait hier le quotidien pro-gouvernemental Politika, annonçant un taux de participation inférieur aux 50% requis pour que le scrutin soit valide.
Ce second tour de la présidentielle serbe a été marqué par une lutte extrêmement serrée entre Zoran Lilic, candidat socialiste proche de M. Milosevic, et Vojislav Seselj, chef du Parti radical (SRS, ultranationaliste), selon des résultats non officiels communiqués par leurs partis.
L’élection a été boycottée par deux des principaux partis d’opposition, le Mouvement serbe du renouveau (SPO) de Vuk Draskovic et le Parti démocrate (DS) de Zoran Djindjic, le maire de la capitale limogé la semaine dernière.
Il en a résulté un taux d’abstention de 56% pour la ville de Belgrade, qui compte environ un million d’électeurs inscrits.
Le scrutin était appelé à désigner un successeur à M. Milosevic qui, après avoir dirigé la Serbie pendant sept ans, a été élu en juillet président de la République fédérale de Yougoslavie (RFY - Serbie et Monénégro).
Il devra être renouvelé dans les deux mois suivant la Constitution du nouveau Parlement prévue fin octobre, selon son actuel président Dragan Tomic qui assure l’intérim de la présidence serbe.
Cette vacance du pouvoir posera notamment le problème de la formation d’un gouvernement serbe dont le chef est proposé par le président de la république, selon la Constitution.
Sur 3.400.046 bulletins dépouillés, M. Lilic a obtenu 1.669.730 et M. Seselj 1.665.325 voix, a indiqué le porte-parole du SPS, M. Ivica Dacic.
M. Seselj a contesté ces données, qualifiant M. Dacic de «menteur» par la voix de son porte-parole Dragan Todorovic, qui a affirmé que le taux de participation avait été supérieur à 50%.
Lundi à l’aube, M. Todorovic avait annoncé «la victoire» de Seselj avec une légère avance sur M. Lilic.
En tout état de cause, le très faible écart séparant les deux hommes constitue une surprise et un camouflet pour les socialistes, M. Lilic ayant terminé le premier tour avec un net avantage sur son rival.
Il confirme la montée spectaculaire de l’extrême-droite, devenue la deuxième force politique du pays à la faveur des législatives.
Au Monténégro, où huit candidats étaient en lice au premier tour, la participation a été de l’ordre de 63%, mais aucun des deux favoris, le président sortant Momir Bulatovic et le premier ministre Milo Djukanovic, n’a franchi le seuil d’éligibilité de 50%, selon leurs états-majors.
Un second tour de scrutin aura lieu le 19 octobre.
M. Bulatovic est un allié fidèle de M. Milosevic, tandis que M. Djukanovic est un farouche détracteur du président yougoslave.
Dans l’entourage de M. Djukanovic, on estimait qu’il terminerait probablement second, avec environ 2.500 voix de moins que son rival.
Cette estimation a été confirmée par un membre de la commission électorale.
Les analystes à Podgorica estimaient que M. Bulatovic, dont l’électorat est traditionnellement stable, avait de bonnes chances de l’emporter au second tour à la faveur d’un probable effritement de l’opposition hétéroclite qui a soutenu M. Djukanovic au premier tour. (AFP)
Les présidentielles de dimanche ont constitué un double échec pour Slobodan Milosevic dont les protégés n’ont réussi à s’imposer ni en Serbie ni au Monténégro.La Serbie n’a pu se doter d’un président faute de participation suffisante, tandis qu’au Monténégro les deux principaux candidats en lice devront disputer un second tour de scrutin.L’issue des deux élections présidentielles laisse présager une période d’instabilité politique. Elle vient s’ajouter au revers subi par les socialistes de M. Milosevic lors des législatives du 21 septembre qui les ont privés de la majorité absolue au Parlement serbe.«Une telle évolution risque de conduire à une crise parlementaire et présidentielle», a estimé un diplomate occidental.«La Serbie sans président», titrait hier le quotidien pro-gouvernemental...