La difficulté de cette pratique qui doit être associée à un massage cardiaque dans le cadre de la réanimation cardio-pulmonaire (Cardiopulmonary resuscitation, CPR), a souvent un effet dissuasif sur les sauveteurs potentiels, notent les spécialistes, réunis par l’American Heart Association.
«Lorsque le bouche-à-bouche se combine avec le massage cardiaque, la technique de CPR devient une tâche complexe sur le plan psychomoteur qui peut être difficile à apprendre, à enseigner, à mémoriser et à réaliser», ont souligné les experts.
«Un CPR pratiqué rapidement avec un massage cardiaque permet assurément de sauver des vies», selon Lance Becker, professeur à l’université de médecine de Chicago, qui a dirigé l’équipe de chercheurs. «Mais en partie en raison de la complexité et des inquiétudes liées au bouche-à-bouche, la CPR n’est pas pratiquée sur la majorité de ceux qui en ont besoin», a-t-il poursuivi.
les victimes d’un arrêt cardiaque sont en danger en raison de la faiblesse de leur flux sanguin, et la ventilation artificielle des poumons ne leur est pas d’une grande utilité, ont-ils souligné.
De plus, le bouche-à-bouche consiste à insuffler à la victime de l’air déjà expiré, donc moins riche en oxygène et contenant 4% de dioxyde de carbone, substance qui bloque les contractions cardiaques.
les spécialistes soulignent toutefois que le bouche-à-bouche reste primordial pour les personnes, enfants comme adultes, ayant manqué de se noyer ou d’étouffer, et ayant donc besoin d’un apport rapide d’oxygène.
Les conclusions de ces experts doivent être publiées mardi dans le journal Circulation ainsi que dans plusieurs publications spécialisées.
Plus de 350.000 personnes meurent chaque année aux Etats-Unis d’un arrêt cardiaque, et seulement un peu plus du tiers d’entre eux ont reçu une forme de réanimation cardio-pulmonaire. (AFP)


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