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Actualités - Chronologie

Calvet remplacé à la tête de Peugeot par Folz

Jacques Calvet, 66 ans, patron médiatique et controversé du premier constructeur automobile français PSA Peugeot Citroën, atteint par la limite d’âge, devrait céder mercredi à Jean-Martin Folz, 50 ans.
Très attaché à sa fonction, M. Calvet aurait tenté d’obtenir, en vain, auprès de la famille Peugeot, qui possède 35% des droits de vote, les changements nécessaires de règles pour qu’il puisse rester à son poste.
A l’instar de M. Calvet, grand commis de l’Etat, son successeur, M. Folz, diplômé de la prestigieuse Ecole des mines, n’est pas un spécialiste de l’industrie automobile. Choisi par la famille Peugeot, il a intégré l’entreprise il y a deux ans, en provenance de la direction de l’entreprise agroalimentaire Eridania Beghin-Say.
En 1982, la famille Peugeot, au bord de la banqueroute, était allée chercher Jacques Calvet, à la tête de la banque publique BNP, pour un rôle de second face à Jean-Paul Parayre, le numéro un du groupe. Lequel s’enfonce dans une coûteuse course à la production et laissera l’entreprise, fin 1984, avec une dette de 32 milliards de francs (environ 5 milliards de dollars).
Jacques Calvet prendra alors la tête de l’entreprise en la restructurant au prix de 12.000 licenciements (sur plus de 200.000 salariés), dont 5.000 coûteuses primes de retour au pays des OS immigrés.
Mais, très vite, Jacques Calvet, qui a des ambitions politiques, part en guerre contre la gauche française et les «technocrates» de Bruxelles. Ses chevaux de bataille: la lutte contre l’ouverture des frontières européennes aux voitures japonaises, et plus récemment le franc fort face aux dévaluations compétitives en Europe.
Ses violentes interventions ne feront pas l’unanimité. «C’est bizarre, ce besoin de toujours gouverner avec la haine», estimera Raymond Levy, ancien patron de Renault, le second constructeur automobile français.
Après 15 années au sein du groupe, Jacques Calvet, qui laisse une entreprise en état de marche, doit quitter les devants de la scène alors qu’il rêvait d’un portefeuille ministériel et d’une entrée en politique.
Son successeur n’aura pour autant pas la tâche facile, face à des syndicats renforcés par l’arrivée de la gauche au pouvoir.
Il est aussi contraint de trouver des partenariats avec d’autres industries automobiles internationales.
Pour 1996, le bénéfice net, part du groupe, s’était élevé à 734 MF.
En terme de marché automobile, PSA prévoit une hausse de 3,2% en Europe, sur la base d’un redressement des ventes en France en fin d’année. Toutefois, le marché français encaissera une baisse d’au moins 17,5% sur l’année. (AFP)
Jacques Calvet, 66 ans, patron médiatique et controversé du premier constructeur automobile français PSA Peugeot Citroën, atteint par la limite d’âge, devrait céder mercredi à Jean-Martin Folz, 50 ans.Très attaché à sa fonction, M. Calvet aurait tenté d’obtenir, en vain, auprès de la famille Peugeot, qui possède 35% des droits de vote, les changements nécessaires de règles pour qu’il puisse rester à son poste.A l’instar de M. Calvet, grand commis de l’Etat, son successeur, M. Folz, diplômé de la prestigieuse Ecole des mines, n’est pas un spécialiste de l’industrie automobile. Choisi par la famille Peugeot, il a intégré l’entreprise il y a deux ans, en provenance de la direction de l’entreprise agroalimentaire Eridania Beghin-Say.En 1982, la famille Peugeot, au bord de la banqueroute, était allée...