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Actualités - Chronologie

Milan AC : les problèmes demeurent

A vouloir construire le plus grand club de la planète, les dirigeants du Milan AC n’ont-ils pas érigé une Tour de Babel dans laquelle plus personne ne parle le même langage?
La défaite (1-0) concédée face à Vicence dimanche a fait perdre leur latin aux tifosi de San Siro.
Jamais depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le Grand Milan n’avait connu début de saison si catastrophique. Les Rossoneri n’ont pas gagné le moindre match en quatre journées de série A.
Ils sont 14e avec deux points à deux petites longueurs devant la lanterne rouge Lecce.
L’ancien président du Conseil italien Silvio Berlusconi, qui a construit de ses deniers le plus prestigieux club des années 80, songe qu’abondance de biens ne peut que nuire.
Selon lui, le Milan AC souffre d’une surpopulation d’étoiles de toutes les nationalités.
Et quelques heures avant le coup d’envoi du match dimanche, le président milanais avait lancé un appel qui ressemblait à une petite annonce tirée des pages «emploi».
«Nous recherchons des joueurs qui veulent jouer avec leur cœur et non avec leur talent seulement», a-t-il dit. «Nous donnerons la préférence à des joueurs italiens si c’est possible».

La parole aux joueurs

Sur les 15 joueurs que le coach Fabio Capello a fait jouer en championnat d’Italie, seuls cinq sont de nationalité italienne.
Tous les autres sont étrangers formant un inattendu mélange de Brésiliens, Néerlandais, Français auxquels s’ajoutent un Allemand, un Yougoslave, un Croate, un Libérien et un Suédois.
Reprenant la parabole biblique de la Tour de Babel, le Milan AC ressemble à une magnifique construction dans laquelle règne le chaos et l’incompréhension.
Pour ajouter encore à leur malheur, la presse italienne ne cesse de rappeler le parcours sans faute du rival de toujours: l’Inter de Milan, qui compte quatre victoires d’affilée.
«Inter 12 Milan 2», titrait La Gazzetta dello Sport lundi. «Milan en chute libre».
«Milan est un cauchemar», reprenait Tuttosport avec une photo de Capello le visage enfoui dans ses mains.
«J’endosse l’entière responsabilité», affirme Capello, qui était revenu dans son club, salué comme le fils prodigue après avoir tenu les rênes du Real de Madrid.
«C’est à moi de trouver le moyen de sortir de cette situation. Dimanche, au début du match, nous jouions bien mais après la mi-temps on n’arrivait plus à jouer. Par respect pour les spectateurs nous ne pouvons pas jouer comme ça».
Les Milanais peuvent toujours faire valoir qu’il n’ont guère eu de chance depuis la reprise.
Un pénalty litigieux contre la Lazzio les priva de la victoire à domicile lors du premier match. Dimanche, l’ex-Parisien Leonardo vit sa reprise de volée toucher le montant des buts de Vicence.
La chance pourrait tourner et au moins Capello n’a pas à se soucier du parcours européen de son équipe qui ne n’est qualifiée pour aucune coupe d’Europe.
La parole est maintenant aux joueurs s’ils parviennent à se comprendre. (Reuter).
A vouloir construire le plus grand club de la planète, les dirigeants du Milan AC n’ont-ils pas érigé une Tour de Babel dans laquelle plus personne ne parle le même langage?La défaite (1-0) concédée face à Vicence dimanche a fait perdre leur latin aux tifosi de San Siro.Jamais depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le Grand Milan n’avait connu début de saison si catastrophique. Les Rossoneri n’ont pas gagné le moindre match en quatre journées de série A.Ils sont 14e avec deux points à deux petites longueurs devant la lanterne rouge Lecce.L’ancien président du Conseil italien Silvio Berlusconi, qui a construit de ses deniers le plus prestigieux club des années 80, songe qu’abondance de biens ne peut que nuire.Selon lui, le Milan AC souffre d’une surpopulation d’étoiles de toutes les nationalités.Et...