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Actualités - Chronologie

La revanche de Zülle

A force de lutter contre la malchance, Alex Zülle a fini par inscrire son nom dans la cour des grands du cyclisme en remportant dimanche son deuxième Tour d’Espagne d’affilée.
Pour celui qui a aussi souvent porté la poisse comme un fardeau que les maillots de leader des Grands Tours, cette victoire à Madrid sonne comme une douce revanche.
Il y a onze ans, son père Walter voulait revendre la bicyclette qui moisissait au fond de la cave familiale. Il a longtemps pu regretter de ne pas l’avoir fait, tant son fils accumulait les mauvais coups du sort.
En 1990, le jeune Alex, 22 ans, est près de reprendre sa carrière de peintre en bâtiment après avoir cherché en vain pendant deux ans à intégrer une équipe professionnelle.
Mais Manolo Saiz, manager de l’équipe ONCE, le repère et l’embauche pour trois ans renouvelables. Zülle le remercie en finissant troisième du Tour de Catalogne derrière deux monstres du cyclisme, Miguel Indurain et Pedro Delgado.
Un an plus tard, ses débuts dans le Tour justifient le choix de Saiz. Il termine deuxième du prologue derrière Indurain et passe six jours en jaune.
Mais sa réputation d’infortuné débute quelques mois plus tard, sur le Tour d’Espagne 1993 où, après 13 jours de course en tête, il chute dans une descente dans les Asturies.
A Verdun déjà, sur le Tour de France, le Suisse myope était tombé, gêné par un spectateur. Deux ans plus tard, toujours sur le Tour de France, il chute deux fois de suite dans la même étape mais parvient à se classer deuxième à Paris derrière Indurain.
Il faudra attendre 1996 et le Tour d’Espagne pour que Zülle remporte sa première grande victoire, suivie onze jours plus tard par son triomphe au championnat du monde de contre-la-montre à Lugano.
Cette année encore, sur le Tour de Suisse, Zülle se brise la clavicule et démarre le Tour de France avec douze broches dans l’épaule, avant d’abandonner rapidement.
Mais la Vuelta reste son domaine de prédilection et, sans grande préparation mais aussi sans grande pression, il s’impose cette année avec plus de cinq minutes sur son plus proche rival, l’Espagnol Fernando Escartin.
A force de lutter contre la malchance, Alex Zülle a fini par inscrire son nom dans la cour des grands du cyclisme en remportant dimanche son deuxième Tour d’Espagne d’affilée.Pour celui qui a aussi souvent porté la poisse comme un fardeau que les maillots de leader des Grands Tours, cette victoire à Madrid sonne comme une douce revanche.Il y a onze ans, son père Walter voulait revendre la bicyclette qui moisissait au fond de la cave familiale. Il a longtemps pu regretter de ne pas l’avoir fait, tant son fils accumulait les mauvais coups du sort.En 1990, le jeune Alex, 22 ans, est près de reprendre sa carrière de peintre en bâtiment après avoir cherché en vain pendant deux ans à intégrer une équipe professionnelle.Mais Manolo Saiz, manager de l’équipe ONCE, le repère et l’embauche pour trois ans renouvelables....