«Le Front islamique du salut vous appelle à prendre l’initiative, quelle que soit la position que vous occupez sur le territoire national, d’annoncer une trêve même à titre unilatéral», écrit en s’adressant aux «fils du peuple dans la résistance islamique armée», Rabah Kébir, président de l’instance exécutive du parti à l’étranger.
Une cessation des hostilités permettrait notamment, poursuit-il, d’«isoler les tenants de la violence criminelle infâme qui commettent les tueries collectives et les massacres odieux contre les innocents jusqu’à ce qu’ils soient dévoilés».
Elle laisserait également «l’espace grand ouvert à tous ceux qui veulent œuvrer à l’arrêt de l’effusion de sang et de la destruction du pays», et contribuerait «à garantir le futur des générations et la protection de l’Algérie en tant qu’Etat, nation et civilisation», poursuit-il en reprenant des arguments déjà développés par Madani Mezerag, «émir national» de l’AIS.
Tout en exprimant une volonté manifeste de se démarquer du Groupe islamique armé (GIA), le communiqué de Rabah Kébir ne cite pas nommément ce dernier, à la différence de celui qu’avait publié l’AIS. Il n’en demeure pas moins un appel aux partisans du plus extrémistes des mouvements fondamentalistes algériens.
Celui-ci a revendiqué vendredi les récents carnages en Algérie au nom d’Allah, rejeté toute idée d’abandonner sa «Jihad» et formulé des menaces imprécises contre «cette saleté de France, l’ennemi de notre Dieu».
«Que chacun sache que ce que nous faisons en tuant, massacrant, brûlant et pillant est proche de Dieu. Nous vous avisons, conformément à notre foi et à nos méthodes, de ceci: pas de dialogue, pas de trêve et pas de réconciliation», a-t-il notamment déclaré dans un communiqué télécopié aux rédactions parisienne et londonienne du journal «al-Hayat».(Reuter)

