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Actualités - Chronologie

Dreamworks, ls oeuvres du rêve de Steven Spielberg

Trois ans après l’annonce de sa naissance par Steven Spielberg, DreamWorks, premier studio créé à Hollywood depuis soixante ans, devient vendredi une réalité pour le grand public avec la sortie sur les écrans du premier long métrage portant sa marque.
Film d’action et d’espionnage avec George Clooney et Nicole Kidman, «The Peacemaker» est présenté avec un an de retard sur les objectifs que s’était fixés la troïka responsable de DreamWorks, le metteur en scène Steven Spielberg, l’ancien responsable des studios Disney Jeffrey Katzenberg, et le milliardaire David Geffen, fondateur de la maison de disques MCA.
Les noms de ces trois géants hollywoodiens avaient donné en 1994 une crédibilité immédiate au projet. Mais trois ans plus tard, DreamWorks dont le nom signifie «Les œuvres du rêve» est une entreprise à l’avenir encore incertain.
«Nos rêves étaient-ils plus grands que notre capacité à les réaliser? Peut-être. Mais, en ce qui me concerne, ce que nous avons accompli est un rêve», a estimé David Geffen dans une récente interview au «Los Angeles Times».
DreamWorks emploie aujourd’hui quelque 1.500 personnes. La société dispose de quelque 2 milliards de dollars venant de crédits bancaires et de quelques investisseurs privés et, selon les analystes, elle a dépensé depuis sa création entre 750 millions et un milliard de dollars.
Ce qui lui manque toujours est un logis permanent. Steven Spielberg rêvait de bâtir «le premier studio entièrement électronique» sur des marais asséchés en brodure du Pacifique. Le projet était lié à un gigantesque programme de développement immobilier d’un coût de 8 milliards de dollars.
Les travaux auraient dû commencer à l’automne 1996 mais des procès intentés par des organisations écologistes ainsi que des difficutlés financières du promoteur ont tout retardé et ce projet n’est toujours pas assuré de jamais voir le jour.

A la pêche

Actuellement, les activités du studio sont réparties dans cinq endroits différents, ce qui, selon Jeffrey Katzenberg, n’est pas un réel handicap. «Les briques et le mortier peuvent venir plus tard», a-t-il dit au «Los Angeles Times». «Nous ne construirons un studio que lorsque nous pourrons le faire au bon endroit, d’une manière adéquate et avec un bon financement. Si cela prend trois ans de plus, cinq ans de plus, cela nous ira. Nous ne sommes pas pressés par le temps».
DreamWorks a aussi eu des problèmes avec ses premières productions pour la télévision: quatre sur cinq ont été des échecs. La division musique a également connu quelques difficultés. Huit disques ont été réalisés mais le premier album de George Michael sous son nouveau label n’a pas eu le succès escompté.
L’échec ou le succès final devraient venir des divisions cinéma et animation. Les premières productions DreamWorks vont maintenant se succéder sur les écrans: après «The Peacemaker», deux autres films seront présentés d’ici la fin de l’année, dont «Amistad», première réalisation de Steven Spielberg pour son propre studio. Au moins trois autres films, dont un deuxième réalisé par Steven Spielberg, «Saving Privte Ryan», doivent sortir en 1998.
Le secteur animation — pour lequel travaille la moitié des employés de DreamWorks — n’est pas en reste et quatre productions sont prévues pour les deux prochaines années, «Prince of Egypt», l’histoire de Moïse, «Antz», «Shrek» et «El Dorado: City of Gold».
Le verdict appartient maintenant aux spectateurs. «Une nouvelle saison, un nouveau studio, trois nouveaux films», proclamait une publicité récemment parue dans le «New York Times» et le «Los Angeles times» et qui arborait le logo de DreamWorks: un petit garçon perché sur un croissant de lune pêchant dans les nuages.
«Pour l’industrie du cinéma, a commenté la revue spécialisée «Variety», le message était clair: avec Spielberg, Geffen et Katzenberg à la pêche, il est probable qu’ils attraperont quelque chose de gros.» (AFP)
Trois ans après l’annonce de sa naissance par Steven Spielberg, DreamWorks, premier studio créé à Hollywood depuis soixante ans, devient vendredi une réalité pour le grand public avec la sortie sur les écrans du premier long métrage portant sa marque.Film d’action et d’espionnage avec George Clooney et Nicole Kidman, «The Peacemaker» est présenté avec un an de retard sur les objectifs que s’était fixés la troïka responsable de DreamWorks, le metteur en scène Steven Spielberg, l’ancien responsable des studios Disney Jeffrey Katzenberg, et le milliardaire David Geffen, fondateur de la maison de disques MCA.Les noms de ces trois géants hollywoodiens avaient donné en 1994 une crédibilité immédiate au projet. Mais trois ans plus tard, DreamWorks dont le nom signifie «Les œuvres du rêve» est une entreprise...