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Actualités - Chronologie

Conflit autour d'une centrale nucléaire

La Slovénie et la Croatie, six ans après leur déclaration d’indépendance, n’ont toujours pas réglé tous les problèmes dans leurs relations bilatérales, dont le partage de la centrale nucléaire de Krsko.
Cette centrale, mise en service en 1981 sous le régime ex-yougoslave, est située en Slovénie, à seulement quelques kilomètres de la frontière avec la Croatie, et couvre 20% des besoins électriques des deux pays.
Les ministres slovène et croate de l’Economie, MM. Metod Dragonja et Nenad Porges, étaient tombés d’accord lors d’une rencontre à la mi-juin sur la reprise des activités du Conseil administratif de la centrale nucléaire de Krsko (NEK), composé de membres des deux pays.
Ce conseil, inactif durant les dernières années, est compétent pour trancher sur des questions liées aux aspects économiques, financiers et opérationnels.
Mais plus de trois mois après la conclusion de cet accord, ce conseil n’a pas toujours commencé à fonctionner, et le ministre slovène de l’Economie a adressé une lettre à son homologue croate, dans laquelle il a critiqué Zagreb qui, selon lui, ne montre pas d’intérêt réel dans le démarrage de ses activités.
Après avoir été opérationnelle pendant plus de quinze ans, la centrale a besoin d’être modernisée, et cet impératif est l’une des questions sur laquelle ce conseil doit statuer.
Fin 1996, la NEK a signé un contrat avec Siemens-Framatome sur l’acquisition d’un nouveau système de générateurs, indispensables pour accroître le rendement de la centrale. La Croatie, qui a globalement accepté le principe de sa modernisation, a critiqué la manière dont ce contrat avait été signé.

Menaces

En fait, le cœur du problème est celui du statut légal de Krsko, qui n’a toujours pas été défini. Cette centrale, unique sur le territoire de l’ex-Yougoslavie, avait été construite afin de fournir de l’électricité à la Slovénie et à la Croatie, qui étaient alors deux Républiques du bloc yougoslave. A l’époque, les deux Républiques se partageaient la production à part égale.
Depuis 1991, les gouvernements croate et slovène de ces deux Républiques désormais indépendantes n’ont pas suffisamment œuvré afin de parvenir à un accord sur le statut de cette centrale, et dans la recherche d’une société à responsabilité limitée, qui serait le successeur légal de l’actuel NEK.
Un autre problème qui empoisonne les relations slovéno-croates est le paiement de l’énergie produite. La NEK s’est plainte à plusieurs reprises du fait que la compagnie nationale électrique croate, HEP, ne payait pas régulièrement ses factures.
M. Dragonja a demandé à son homologue croate de trouver rapidement une solution à ces problèmes, menaçant de limiter la livraison d’électricité à la Croatie.
Un troisième sujet de désaccord est celui des déchets nucléaires. Actuellement, ils sont stockés dans les environs de la centrale, et les autorités slovènes sont à la recherche d’un site de stockage à long terme. La Croatie semble prétendre que ce problème est purement slovène étant donné que la centrale se situe sur son territoire.
Krsko est équipé d’un réacteur de pressurisation de l’eau de type Westinghouse, et sa production annuelle théorique est de 4,4 twh (terrawattheure ou milliard de kwh). En 1994, dernier chiffre rendu public, sa production nette a été de 4,39 twh.
Plusieurs groupes écologiques slovènes ainsi que des pays limitrophes, comme l’Autriche, ont réclamé la fermeture de Krsko, mais Ljubljana a refusé, affirmant que la centrale, semblable à de nombreuses autres en Europe de l’Ouest et aux Etats-Unis, est sûre. (AFP)
La Slovénie et la Croatie, six ans après leur déclaration d’indépendance, n’ont toujours pas réglé tous les problèmes dans leurs relations bilatérales, dont le partage de la centrale nucléaire de Krsko.Cette centrale, mise en service en 1981 sous le régime ex-yougoslave, est située en Slovénie, à seulement quelques kilomètres de la frontière avec la Croatie, et couvre 20% des besoins électriques des deux pays.Les ministres slovène et croate de l’Economie, MM. Metod Dragonja et Nenad Porges, étaient tombés d’accord lors d’une rencontre à la mi-juin sur la reprise des activités du Conseil administratif de la centrale nucléaire de Krsko (NEK), composé de membres des deux pays.Ce conseil, inactif durant les dernières années, est compétent pour trancher sur des questions liées aux aspects économiques,...