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Actualités - Chronologie

Un amour de chat

On disait les Asiatiques assez peu intéressés par les animaux domestiques. Mais les Japonais s’inscrivent en faux. Ils sont toujours plus nombreux à dépenser de véritables fortunes pour assurer le bien-être de leurs chats et chiens chéris.
A Tokyo et dans les autres grandes villes de l’archipel, il y a les classiques «salons de beauté» pour quadrupèdes. Pour 7.000 yen (60 dollars) la séance, l’animal est rendu une heure plus tard propre comme un sou neuf. Pour ce tarif, on lui coupe les griffes, on récure les oreilles et on fait un shampooing. Passer la tondeuse impose un supplément.
«Un propriétaire de chien vient deux fois par mois. C’est une moyenne», explique un employé du salon «Mon Tou Tou» (le nom est en français) dans le quartier chic de Shibua, à Tokyo. «Les clients sont généralement des gens aisés», révèle-t-il.
S’il tombe malade, le petit chien ou le minou bien-aimé pourra être conduit dans l’une des très nombreuses cliniques. La consultation de base est facturée 3.000 yen (25 dollars). Une journée d’hébergement coûte 4.800 yen. Une visite à domicile d’un vétérinaire revient à 6.000 yen. Plus cher la nuit.
L’attachement des Japonais aux petits animaux de compagnie ne connaît plus de limite lorsque ces derniers viennent à mourir: la mode des cimetières pour animaux fait fureur dans l’archipel.
«Nous nous chargeons d’un service funéraire pour votre animal chéri en votre présence ou en votre nom», précise le Joto Pet Cemetery and Crematory qui se dit affilié au temple zen Kosaiji fondé en 1669 par des prêtres bouddhistes zen.
Cette agence de «pompes funèbres» pour animaux accepte les autres religions et propose d’assurer des cérémonies du souvenir deux fois par an.
Une crémation dépouillée de tout artifice coûte au moins 20.000 yen pour un animal de petite taille. Mais une cérémonie de luxe peut atteindre 1 million de yen (8.333 dollars), explique Satoru Ogawa, chef du Pet World Rikugien, une autre agence spécialisée de Tokyo.

Cimetières

Pour ce prix, les cendres du disparu sont recueillies dans une urne en bois précieux qui sera entreposée sur un autel de marbre et de grandes dimensions à l’intérieur du «cimetière» de l’agence où sont accrochées des copies de toiles du peintre français Monnet.
Le client pourra choisir un service laïque ou de rite bouddhique, chrétien ou d’une autre religion. Outre les chiens et les chats, la maison accepte les oiseaux, les hamsters, les iguanes ou tout autre animal d’une taille acceptable.
«Nous avons des formules à 500.000 yen qui ont pas mal de succès. Mais ce sont celles à 300.000 yen qui sont les plus populaires», dit-il.
Une Japonaise qui a perdu l’un après l’autre deux lapins était inconsolable, raconte son mari. «Elle pleurait tout le temps», dit-il.
Elle a refusé d’enterrer les dépouilles dans le jardin et préféré payer à deux reprises 30.000 yen pour la venue devant le domicile d’une camionnette spéciale pour la crémation des animaux.
Comme dans les autres pays industrialisés, l’engouement des Japonais pour les animaux de compagnie résulte des familles modernes et de la solitude dans les grandes cités. La plupart sont des femmes de 40 à 60 ans.
Il n’est pas rare que la mort de l’animal provoque un syndrome chez son maître endeuillé, surtout si son entourage ne comprend pas sa tristesse. Il s’agit du «Pet loss syndrome». Ce syndrome se manifeste par une perte d’appétit, une amnésie pour les cas plus graves. «Il y a même eu des tentatives de suicide», affirme le quotidien Sankei Shimbun.
A Paris et dans les autres villes occidentales, les habitants se plaignent souvent des déjections laissées en pleine rue par les toutous en promenade. (AFP)
On disait les Asiatiques assez peu intéressés par les animaux domestiques. Mais les Japonais s’inscrivent en faux. Ils sont toujours plus nombreux à dépenser de véritables fortunes pour assurer le bien-être de leurs chats et chiens chéris.A Tokyo et dans les autres grandes villes de l’archipel, il y a les classiques «salons de beauté» pour quadrupèdes. Pour 7.000 yen (60 dollars) la séance, l’animal est rendu une heure plus tard propre comme un sou neuf. Pour ce tarif, on lui coupe les griffes, on récure les oreilles et on fait un shampooing. Passer la tondeuse impose un supplément.«Un propriétaire de chien vient deux fois par mois. C’est une moyenne», explique un employé du salon «Mon Tou Tou» (le nom est en français) dans le quartier chic de Shibua, à Tokyo. «Les clients sont généralement des gens...