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Actualités - Chronologie

Des bombes nucléaires potables... baladeuses et introuvables

L’ancien conseiller du président russe pour les questions d’environnement estime plausibles les affirmations d’Alexandre Lébed selon lesquelles Moscou a perdu le contrôle — sinon la trace — de plus d’une centaine de mini-bombes nucléaires de fabrication soviétique.
«Il est certain que la déclaration d’Alexandre Lébed a un réel fondement», écrit Alexeï Iablokov dans une lettre datée du 9 septembre et publiée lundi en première page de l’hebdomadaire Novaïa Gazeta.
Egalement président de la commission du Conseil de sécurité chargée des questions écologiques, Alexeï Iablokov a été démis de ses fonctions cette année, précise le journal.
Ancien secrétaire du Conseil de sécurité, le général Lébed a affirmé il y a quelques jours à la chaîne de télévision américaine CBS que les autorités militaires de son pays avaient perdu la trace d’une centaine de «mini-bombes» nucléaires, chacune étant susceptible de tuer «jusqu’à 100.000 personnes».
Il avait confirmé ses propos quelques jours plus tard à l’agence Interfax, précisant que ces engins avaient été mis à la disposition des services de renseignement de l’armée soviétique (GROu) afin de mener des opérations de sabotage en pays ennemis.
Le gouvernement russe avait démenti ces propos, affirmant qu’ils ne pouvaient «que faire sourire».
«Cette déclaration est visiblement loin d’être du ‘flan’», affirme cependant Alexeï Iablokov qui précise toutefois que ces «mini-bombes» avaient été commandées dans les années 1970 par le KGB — et non par le GROu — «à des fins terroristes».
«Ces engins nucléaires n’entrant pas dans la comptabilité du ministère de la Défense, ils ont pu ne pas être pris en compte lors des négociations sur le désarmement», écrit-il, ajoutant à l’appui de sa thèse que les Etats-Unis sont soupçonnés d’avoir, en leur temps, développé des programmes similaires.

Essais nucléaires
russes

Dans un bref entretien accordé à l’hebdomadaire, Alexeï Iablokov «n’exclut pas» que la Russie ait pu procéder à des essais nucléaires de faible puissance le mois dernier.
Le 28 août, la Maison-Blanche avait fait savoir qu’elle attendait de Moscou des éclaircissements sur un «événement sismique» détecté 12 jours plus tôt au large de l’archipel russe de Novaïa Zemlia (Nouvelle Zemble).
Le gouvernement russe avait affirmé le lendemain qu’il s’agisait d’un simple «tremblement de terre».
De son côté, l’Institut finlandais de sismologie avait dit avoir détecté une «explosion» le 16 août à 02h00 GMT, mais avait précisé n’avoir relevé aucune anomalie radioactive.
Situé entre les mers de Barents et de Kara, l’archipel de Novaïa Zemlia a longtemps été le site privilégié des autorités soviétiques pour la conduite des essais nucléaires.
«Je connais l’état d’esprit de nos responsables de l’énergie atomique. Depuis les essais conduits aux Etats-Unis, ils souhaitaient vraiment procéder à des essais en-déçà du seuil critique», affirme-t-il à l’hebdomadaire.
«Les Nénets qui vivent à proximité du centre d’expérimentation (nucléaire) ont été témoins de ces explosions», ajoute-t-il sans donner plus de détails.
Selon la Novaïa Gazeta, qui cite des sources non identifiées, ces tirs auraient eu lieu le 9 et le 23 août. (Reuter)
L’ancien conseiller du président russe pour les questions d’environnement estime plausibles les affirmations d’Alexandre Lébed selon lesquelles Moscou a perdu le contrôle — sinon la trace — de plus d’une centaine de mini-bombes nucléaires de fabrication soviétique.«Il est certain que la déclaration d’Alexandre Lébed a un réel fondement», écrit Alexeï Iablokov dans une lettre datée du 9 septembre et publiée lundi en première page de l’hebdomadaire Novaïa Gazeta.Egalement président de la commission du Conseil de sécurité chargée des questions écologiques, Alexeï Iablokov a été démis de ses fonctions cette année, précise le journal.Ancien secrétaire du Conseil de sécurité, le général Lébed a affirmé il y a quelques jours à la chaîne de télévision américaine CBS que les autorités...