Les techniques spatiales peuvent constituer, dans la gestion des risques, et dès le stade de la prévention, une aide fondamentale, à la condition qu’elles soient élaborées en concertation avec leurs utilisateurs.
Cette nécessaire collaboration est la principale conclusion du colloque «Contribution des techniques spatiales à la gestion des risques en Méditerranée», qui s’est tenu trois jours durant à Rabat (Maroc), à l’initiative de l’association EURISY.
Cette association regroupe l’Agence spatiale européenne /ESA, la Commission européenne, des agences spatiales nationales ainsi que des industriels.
Si, dans tous les domaines de «risques»: feux de forêts, inondations, pollution marine, séismes et éruptions volcaniques, les techniques spatiales offrent des réponses complètes et fiables — grâce aux satellites d’observations et de télécommunication — les programmes et les outils des chercheurs et des industriels ne sont pas toujours adaptés aux besoins des hommes de terrains.
En particulier, dans le tiers-monde où il apparaît que l’accès aux données n’est pas aussi rapide qu’il serait nécessaire et d’un coût abordable.
Aussi, le colloque a-t-il demandé qu’un effort particulier soit engagé, au niveau euro-méditerranéen, dans les «activités de formation des spécialistes et des responsables de la gestion des risques et des opérateurs de terrain, dans une optique Nord-Sud et Sud-Sud».
Et si les participants ont souhaité, dans une recommandation, que «les spécialistes des technologies spatiales apportent des solutions opérationnelles aux responsables de la gestion des risques», ils demandent à ces derniers, au préalable, de «présenter un cahier des charges définissant, précisément leurs demandes prioritaires, afin de permettre une gestion optimale à l’intérieur des systèmes existants».
Le directeur du Centre royal de télédétection spatial marocain, M. Mouslim Kabbaj — co-organisateur du colloque — a notamment exprimé le souhait des pays du Sud de la Méditerranée de participer davantage à la mise au point des programmes conçus par les pays du Nord, par exemple dans le domaine de la désertification dans lequel ils possèdent plus d’experts.
Ces recommandations seront transmises à la prochaine session ministérielle de l’Accord EUR-OPA Risques majeurs (Conseil de l’Europe-pays du sud de la Méditerranée), prévue à Monaco les 24 et 25 novembre par le président d’Eurisy, le Pr Hubert Curien, ancien ministre français de la Recherche et de la Technologie, M. Hubert Curien. (AFP)


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir