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Actualités - Chronologie

Moscou ne sollicitera plus d'aide du FMI à partir de 1999


Le président Boris Eltsine a vanté jeudi les réussites de sa politique économique et réaffirmé son soutien aux réformateurs de son gouvernement, affirmant que la Russie avait désormais franchi un «seuil» qui permettrait de se passer bientôt de l’aide du FMI.
Lors d’un déplacement de quelques heures à Oriol, un fief communiste à 400 km au sud de Moscou, M. Eltsine a fièrement annoncé que la Russie ne solliciterait plus l’aide du FMI après 1998, lorsque s’achèvera un programme de prêt de plus de 10 milliards de dollars sur la période 1996-98.
«Nous allons encore emprunter cette année, et l’échéancier (du prêt en cours) est déjà prévu pour l’an prochain, mais à partir de 1999 nous allons refuser l’aide (du FMI)», a déclaré M. Eltsine.
«C’est un grand pas en avant, et d’une certaine façon un seuil que nous avons franchi. Nous allons mener les réformes avec nos propres forces», a ajouté le président russe.
M. Eltsine n’a pas fait mention de l’aide que la Russie doit recevoir de la Banque mondiale, qui devrait prendre dans les prochaines années le relais du FMI. Cette aide devrait atteindre six milliards de dollars sur les deux prochaines années, afin d’alléger l’étouffante crise budgétaire russe et d’aider aux réformes sociales de structure qui ont été reportées jusqu’ici.
Le président russe a également souligné la réussite que représentait l’adhésion de la Russie au Club de Paris, rendue officielle mercredi.
«Le chemin a été long, mais nous sommes parvenus à adhérer au Club de Paris grâce à notre travail et à nos indicateurs, aussi bien économiques que financiers», a-t-il déclaré.
La Russie a réussi à réduire considérablement l’inflation (7,4% au cours des cinq premiers mois de l’année) et à stabiliser le rouble, mais la crise budgétaire persiste en raison de l’incapacité du gouvernement à collecter l’impôt et d’une importante économie de l’ombre.
Le président russe a par ailleurs réaffirmé son soutien aux «jeunes réformateurs» de son gouvernement, principalement les premiers vice-premiers ministres Anatoli Tchoubaïs et Boris Nemtsov.
Bien qu’en partie «insatisfait» par les performances économiques du gouvernement, «je soutiens les jeunes et je continuerai à les soutenir», a déclaré M. Eltsine.
Mercredi, le chef de l’Etat leur avait pourtant fait des reproches publics, affirmant qu’ils avaient manqué de «retenue» dans la dispute qui les a opposés ces dernières semaines à un groupe de puissants banquiers russes, auxquels M. Eltsine a accordé une longue audience lundi.
Mais jeudi, M. Eltsine a rétabli l’équilibre en affirmant qu’il avait dit aux banquiers de «ne pas toucher à Tchoubaïs».
M. Tchoubaïs sera à Hong Kong vendredi pour des discussions avec le FMI et la Banque mondiale.
Enfin, jouant sur un registre toujours populaire dans les provinces russes, M. Eltsine a dénoncé le «diktat» des Etats-Unis sur le monde en général, et l’Europe en particulier.
«Nous aimerions que les Etats-Unis ne se mêlent pas des affaires de l’Europe comme ils le font aujourd’hui», a déclaré le président russe. (AFP)
Le président Boris Eltsine a vanté jeudi les réussites de sa politique économique et réaffirmé son soutien aux réformateurs de son gouvernement, affirmant que la Russie avait désormais franchi un «seuil» qui permettrait de se passer bientôt de l’aide du FMI.Lors d’un déplacement de quelques heures à Oriol, un fief communiste à 400 km au sud de Moscou, M. Eltsine a fièrement annoncé que la Russie ne solliciterait plus l’aide du FMI après 1998, lorsque s’achèvera un programme de prêt de plus de 10 milliards de dollars sur la période 1996-98.«Nous allons encore emprunter cette année, et l’échéancier (du prêt en cours) est déjà prévu pour l’an prochain, mais à partir de 1999 nous allons refuser l’aide (du FMI)», a déclaré M. Eltsine.«C’est un grand pas en avant, et d’une certaine façon un...