L’accord, dont le principe avait été annoncé en juin en marge du sommet du G8 de Denver (Etats-Unis), a été signé à Paris par le premier vice-premier ministre russe Anatoli Tchoubaïs et le président du Club de Paris Christian Noyer, après des mois de négociation.
Formé de 18 membres et présidé par la France, le Club de Paris a pour but de coordonner la stratégie des pays créditeurs qui en font partie vis-à-vis de leurs débiteurs.
Cet accord est «très important sur le plan politique et financier», a estimé M. Tchoubaïs, également ministre des Finances. «Il vient consacrer les réformes entreprises dans notre pays et renforcer l’état de nos finances».
«Nous serons désormais sur un pied d’égalité avec les autres grands pays industrialisés du monde», a ajouté le chef de la délégation russe.
Dans la foulée, la Russie devrait signer le 6 octobre un accord avec le Club de Londres, concernant cette fois sa dette à l’égard des banques. L’accord sera «finalisé dans les premiers jours de décembre», a annoncé la délégation russe.
M. Tchoubaïs avait fait part début septembre de son souhait de parvenir à un tel accord qui pourrait permettre le rééchelonnement de 32 milliards de dollars que la Russie doit au Club de Londres.
Moscou espère aussi que l’entrée dans le Club de Paris va lui permettre de récupérer dans de meilleures conditions les sommes qui restent dues à l’ancienne Union soviétique.
Ces créances, héritées des prêts consentis par l’ex-URSS aux pays en voie de développement, se montent à 140 milliards de dollars, selon l’agence russe ITAR-TASS.
La Fédération de Russie est actuellement créancière d’une cinquantaine de pays, dont une trentaine ont un accord avec le Club de Paris.
Grâce à son adhésion, elle compte pouvoir tripler les intérêts qu’elle perçoit chaque année en passant de «200 millions de dollars par an maximum aujourd’hui à 500 ou 700 millions», a expliqué M. Tchoubaïs.
L’entrée de la Russie «va beaucoup simplifier la situation des pays débiteurs», a estimé pour sa part le directeur du Club de Paris.
Les négociations ont été longues et difficiles. Elles ont «parfois touché au dramatique», a souligné M. Tchoubaïs.
La Russie a obtenu finalement que la dette soit convertie en dollars sur la base d’un taux de change de 0,6 rouble pour un billet vert.
L’évaluation des actifs hérités de l’ex-URSS a été compliquée, ceux-ci devant être au départ remboursés par des marchandises (fruits ou autres), a souligné la délégation russe.
En contrepartie, la Russie a accepté que ses créances soient réduites par une décote préalable afin de les rendre comparables à celles des autres membres du Club de Paris. Cette décote prendra aussi en compte la situation économique et financière de chaque pays débiteur et elle sera plus élevée pour les pays les plus pauvres. (AFP)


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve
À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir