L’affaire représente le premier défi lancé aux rigoureuses nouvelles lois sur l’immigration de Hong Kong.
Le juge Brian Keith a présidé l’audience qui examine les cas de deux sœurs, Ng Tan-tan, 8 ans, et Ng Kai-ling, 9 ans, et ceux de trois autres enfants.
Les deux sœurs ont passé illégalement la frontière pour rejoindre leur père qui vit à Hong Kong, tout près de la frontière.
Un autre enfant, Cheung Lai-wah, 8 ans, a voulu vivre avec sa mère qui était venue illégalement à Hong Kong en 1985 avec un visa temporaire qui a expiré depuis.
Sa mère est morte après avoir donné naissance à Cheung, qui est resté avec son père — illégalement selon le gouvernement local — avant de se livrer aux autorités le 15 juin. Selon les services d’immigration, ses parents n’étaient pas mariés.
«Je crains d’être expulsé si je perds le procès, a lancé pour sa part Yeung Ni-ni, 10 ans, une autre fillette. Je devrais retourner vivre au village».
Yeung est venue rejoindre ses parents en janvier sans passer par les postes-frontières. Elle avait été laissée en Chine après que sa mère eut reçu l’autorisation d’immigrer à Hong Kong avec son frère aîné.
Son père Yeung Wing-kin a déclaré à la presse que lui et son épouse étaient incapables de dormir: «Je suis trop nerveux», a-t-il expliqué. «Il est très important pour nous d’avoir gain de cause en appel parce qu’il n’y a personne en Chine pour s’occuper d’elle».
Le dernier cas est celui de Tsui Tuen-wang, 19 ans, qui est venu illégalement à Hong Kong où vivait sa famille.
L’avocat des enfants, Dennis Chang, a déclaré à la cour d’appel que tous vivaient à Hong Kong avant l’entrée en vigueur des nouvelles lois sur l’immigration le 1er juillet.
Selon certains textes, des enfants nés hors de Hong Kong dont un des parents au moins réside en permanence légalement à Hong Kong avaient le droit de rester sur place après la rétrocession du territoire à la Chine.
Mais les nouvelles lois adoptées après la rétrocession prévoient l’expulsion des tous les enfants qui ont immigré illégalement. Environ deux mille enfants sont désormais menacés d’expulsion. Des centaines d’entre eux se soint livrés aux autorités au début du mois de juillet en espérant pouvoir régulariser leur statut. Soixante mille autres attendent en Chine continentale de recevoir l’autorisation de rejoindre leurs parents à Hong Kong. (AFP)


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