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Actualités - Chronologie

Condamné 23 fois à la peine de mort


Un Pakistanais a été condamné 23 fois à la peine de mort et à 550 ans de prison pour un attentat à la bombe qui a tué 23 personnes en janvier dernier, ont annoncé des sources judiciaires mardi à Islamabad.
Mehram Ali a été condamné par une cour spéciale antiterroriste pour avoir fait exploser une bombe qui a tué 23 personnes, dont 20 policiers, et blessé 55 autres personnes au palais de justice de Lahore (Pendjab), le 18 janvier dernier.
La bombe, dissimulée dans une moto et munie d’une commande à distance avait explosé au moment où le dirigeant d’un groupe extrémiste musulman sunnite Ziaur Rehman Farooqi arrivait sur les lieux.
Farooqi, qui dirigeait le Sepah-i-Sahaba Pakistan (SSP) a été tué. Le vice-président du mouvement Azam Tariq a été blessé.
Les deux hommes arrivaient au palais de justice sous forte escorte policière pour y répondre d’un meurtre.
Le SSP avait aussitôt accusé les extrémistes chiites d’être à l’origine de cet attentat, le plus meurtrier de l’histoire moderne du Pakistan. Il avait aussi accusé l’Iran d’apporter son soutien à l’extrémisme chiite pakistanais.
Le parti chiite Tehreek-i-Jaferia Pakistan (TJP) avait rejeté l’accusation et condamné l’attentat.

Mesures d’exception

La violence religieuse sévit depuis près d’un an au Pakistan, notamment dans la province du Pendjab, où le SSP et le Sepah-i-Mohammad Pakistan (SMP), considéré par la police comme le bras armé du TJP, se livrent une guerre sans merci à coup d’attentats et de représailles.
Ce conflit religieux a fait plus de 200 morts au Pendjab depuis le début de l’année.
Ce déchaînement de l’extrémisme religieux, couplé à la violence politique qui frappe la province méridionale du Sindh, a conduit le gouvernement de M. Nawaz Sharif à prendre en août dernier des mesures d’exception prévoyant notamment la constitution des Cours spéciales qui viennent de commencer à fonctionner.
Le terrorisme politique a, en effet, causé la mort de plus de 450 morts ces derniers mois dans le Sindh, et particulièrement à Karachi, la capitale économique du pays, en raison de règlements de compte sanglants entre mouvements extrémistes de la communauté des Mohajirs, les immigrants musulmans venus de l’Inde lors de la partition de 1947, particulièrement nombreux dans la région.
Les mouvements de défense des droits de l’homme, ainsi que de larges secteurs politiques pakistanais ont condamné ces mesures extrêmes prises par le gouvernement, qui donnent notamment les coudées franches à la police pakistanaise dans sa lutte contre le terrorisme. (AFP)
Un Pakistanais a été condamné 23 fois à la peine de mort et à 550 ans de prison pour un attentat à la bombe qui a tué 23 personnes en janvier dernier, ont annoncé des sources judiciaires mardi à Islamabad.Mehram Ali a été condamné par une cour spéciale antiterroriste pour avoir fait exploser une bombe qui a tué 23 personnes, dont 20 policiers, et blessé 55 autres personnes au palais de justice de Lahore (Pendjab), le 18 janvier dernier.La bombe, dissimulée dans une moto et munie d’une commande à distance avait explosé au moment où le dirigeant d’un groupe extrémiste musulman sunnite Ziaur Rehman Farooqi arrivait sur les lieux.Farooqi, qui dirigeait le Sepah-i-Sahaba Pakistan (SSP) a été tué. Le vice-président du mouvement Azam Tariq a été blessé.Les deux hommes arrivaient au palais de justice sous forte...