C’est lui qui avait financé, selon la presse israélienne, l’ouverture d’un souterrain près de l’Esplanade des Mosquées, il y a tout juste un an, qui avait mis les territoires palestiniens à feu et à sang pendant trois jours, faisant plus de 80 morts.
C’est lui aussi qui a financé depuis des années de nombreuses opérations de colonisation à Jérusalem-Est.
M. Moskowitz est un discret neurologue de 70 ans, qui porte la kippa des juifs observants. Père de 8 enfants, il réside à Miami en Floride, aux Etats-Unis, où il a fait fortune dans l’immobilier.
Selon le quotidien Maariv, il a versé des dizaines de millions de dollars aux colons et est très proche de M. Netanyahu ainsi que du maire de Jérusalem, Ehud Olmert, promoteur de la colonisation de Ras el-Amoud.
Un proche de Netanyahu
Il fut l’un des principaux contributeurs de la campagne électorale de M. Netanyahu l’an dernier, a affirmé le député Yossi Sarid, chef du parti d’opposition de gauche Meretz.
Depuis la fin des années 70, M. Moskowitz a financé l’association religieuse ultra-nationaliste Ateret Cohanim, qui cherche à judaïser Jérusalem-Est, conquise et annexée par Israël en 1967.
Il a acquis des terrains à Abou Dis, une banlieue palestinienne de Jérusalem en Cisjordanie, et sur le Mont des Oliviers, où il a fondé un séminaire talmudique dirigé par le député d’extrême-droite Benny Elon.
Il finance aussi les activités d’Elad, une association ultra-nationaliste à l’origine de l’installation de colons dans le quartier palestinien de Silwan, en contrebas de la vieille ville de Jérusalem.
Au fil des ans, M. Moskowitz a élargi ses activités en achetant des terrains près de l’implantation israélienne de Kfar Darom dans la bande de Gaza, et financé en partie la construction d’un théâtre en plein air sur le plateau occupé du Golan, conquis sur la Syrie en 1967.
Selon la presse, M. Moskowitz, comme les autres financiers des colons, reste dans l’ombre en utilisant des banques et des sociétés-écran basées à l’étranger.
M. Moskowitz estime qu’Israël ne peut pas être critiqué, de la même façon que «personne n’a trouvé à redire à la reconstruction de Londres par les Anglais après les bombardements allemands de la Seconde Guerre mondiale». (AFP)


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