Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

L'automobile allemande retrouve la santé

Les constructeurs automobiles allemands profitent du 57e salon international de l’automobile de Francfort pour étaler leur santé retrouvée, qui se reflète dans les bonnes croissances de leurs ventes conjuguées à toute une série de nouveaux modèles.

La crise, qui avait ébranlé le premier secteur industriel allemand en 1993, semble appartenir au passé, et ce malgré un chômage massif en Allemagne et en Europe, qui n’encourage pas les ménages à l’achat d’une voiture.
Les ventes mondiales du groupe Volkswagen (marques VW, Audi, Seat et Skoda) ont ainsi progressé de près de 10% sur les huit premiers mois de l’année, et de près de 8% en Europe occidentale.
Les ventes dans le monde du bavarois BMW ont progressé de 6%, celles de Daimler-Benz de 4% sur la même période. Pour 1997, ce dernier prévoit des ventes records de plus 700.000 voitures de tourismes, selon son président du directoire Juergen Schrempp.
Quant au constructeur de voitures de luxe Porsche, il a annoncé un doublement de son bénéfice net en 1996/97 — comparé aux 48,1 millions de DM dégagés l’exercice précédent — et un bond de 60% de ses ventes.
Des performances qui ont valu aux constructeurs les éloges appuyés du chancelier Helmut Kohl, venu inaugurer jeudi l’ouverture officielle du salon qui se tient jusqu’au 21 septembre.
«Après des années d’adaptations radicales, et parfois douloureuses, on peut constater aujourd’hui qu’un secteur industriel traditionnel de l’Allemagne est de nouveau à la pointe de la concurrence», a-t-il lancé, formulant l’espoir que ce rétablissement s’accompagne de «plus d’emplois».

«Peau neuve»

En l’espace de quatre ans, l’industrie automobile allemande a fait peau neuve, au prix de massives coupes dans les effectifs en Allemagne, de réductions de coûts de fabrication et de production, qui a aussi durement touché les équipementiers, et de délocalisations qui permettent aux groupes de produire les voitures à des coûts inférieurs à ceux pratiqués en Allemagne.
A la mi-1997, l’industrie employait 660.550 personnes environ, en progression de 0,5% par rapport à la fin juin 1996, selon les statistiques de l’association de l’industrie automobile allemande (VDA).
Mais ce léger mieux est loin de compenser l’hémorragie des effectifs depuis le début de la décennie:entre mi-1991 et 1996, quelque 150.000 emplois ont été supprimés dans le secteur, selon la VDA, au départ en raison de la chute conjoncturelle de la production, ensuite de mesures d’augmentation de la productivité.
Une partie des emplois perdus s’explique aussi par des délocalisations de production, reconnaît la VDA.

Offensive sur
les produits

Les constructeurs ont renforcé leur production à l’étranger, s’implantant notamment en Amérique du Sud, avec une prédilection pour le Brésil — ou créant des sociétés communes particulièrement en Asie du Sud-Est.
A titre d’exemples, BMW s’est associé avec l’américain Chrysler pour fabriquer des petits moteurs dans une usine commune au Brésil. Daimler-Benz a lancé cette année la production de son véhicule loisir et sport, la Classe M, dans son usine en Alabama aux Etats-Unis.
Autre composante et non des moindres de la transformation des groupes automobiles allemands: «l’offensive sur les produits», expression favorite des patrons des groupes automobiles allemands.
En pointe, Volkswagen, qui montre au salon la quatrième génération de son modèle phare, la Golf, et Mercedes. La marque à l’étoile a, en quatre ans, complètement revu sa palette de véhicules, osant même attaquer Volkswagen et Opel sur le créneau des petites voitures avec le lancement de la classe A surnommée «Baby Benz» et également exposée au salon.
Et Porsche doit une large partie de son rétablissement au Boxster, nouvelle voiture de sport biplace, lancée l’an dernier. Signe du succès rencontré par le Boxster: le délai de livraison est d’environ deux ans, selon un porte-parole de Porsche. (AFP)
Les constructeurs automobiles allemands profitent du 57e salon international de l’automobile de Francfort pour étaler leur santé retrouvée, qui se reflète dans les bonnes croissances de leurs ventes conjuguées à toute une série de nouveaux modèles.La crise, qui avait ébranlé le premier secteur industriel allemand en 1993, semble appartenir au passé, et ce malgré un chômage massif en Allemagne et en Europe, qui n’encourage pas les ménages à l’achat d’une voiture.Les ventes mondiales du groupe Volkswagen (marques VW, Audi, Seat et Skoda) ont ainsi progressé de près de 10% sur les huit premiers mois de l’année, et de près de 8% en Europe occidentale.Les ventes dans le monde du bavarois BMW ont progressé de 6%, celles de Daimler-Benz de 4% sur la même période. Pour 1997, ce dernier prévoit des ventes records...