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Actualités - Chronologie

La répression de la place tiananmen remise sur le tapis en Chine

Zhao Ziyang, ancien chef du Parti communiste chinois destitué au moment des manifestations étudiantes du Printemps de Pékin, est sorti de son silence pour demander une révision de la version officielle des événements de la place Tiananmen, ont annoncé hier des membres du parti.
Dans sa première intervention depuis sa disgrâce, Zhao réclame que le Parti communiste chinois abandonne le terme de «rébellion contre-révolutionnaire» pour qualifier les manifestations de 1989.
«Déterminer la nature de ce mouvement en parlant de ‘rébellion contre-révolutionnaire’ n’est pas fondé», écrit Zhao dans sa lettre au présidium du XVe Congrès du parti — qui s’est ouvert vendredi — et dont Reuter s’est procuré une copie.
«Tout le monde sait qu’à cette époque, la plupart des étudiants voulaient des sanctions contre la corruption et défendre une réforme politique, et non renverser le Parti communiste», poursuit Zhao Ziyang, qui vit pratiquement en résidence surveillée depuis sa purge.
«J’espère que notre parti estimera qu’il est l’heure de mesurer la situation et prendra une décision rapidement», continue l’ancien chef du PCC dans sa lettre, datée du 12 septembre et présentée comme une lettre ouverte aux délégués qui participent au Congrès quinquennal.
Sa lettre a été remise aux membres du Politburo, précisait-on de mêmes sources, et les vétérans du Parti ont demandé au comité permanent du Politburo de discuter de la question posée par Zhao Ziyang.
Zhao Ziyang n’a plus été vu en public depuis le 19 mai 1989. Il avait rendu visite aux étudiants qui occupaient la place Tiananmen, au centre de Pékin, quelques heures seulement avant que le gouvernement ne décrète la loi martiale. Les larmes aux yeux, Zhao Ziyang avait prié les manifestants d’évacuer la place.
Dans la nuit du 3 au 4 juin, une répression sanglante s’abattait sur les étudiants.
«Le problème de la réévaluation du 4 juin devra être réglé tôt ou tard. Puisqu’il ne s’agissait pas d’une rébellion contre-révolutionnaire, la méthode de la répression armée n’aurait pas dû être retenue», écrit-il encore.
«Malgré le temps qui s’est écoulé, le peuple ne pourra pas oublier», souligne l’ancien chef du PCC qui exhorte les dirigeants chinois à agir le plus rapidement possible. (Reuter)
Zhao Ziyang, ancien chef du Parti communiste chinois destitué au moment des manifestations étudiantes du Printemps de Pékin, est sorti de son silence pour demander une révision de la version officielle des événements de la place Tiananmen, ont annoncé hier des membres du parti.Dans sa première intervention depuis sa disgrâce, Zhao réclame que le Parti communiste chinois abandonne le terme de «rébellion contre-révolutionnaire» pour qualifier les manifestations de 1989.«Déterminer la nature de ce mouvement en parlant de ‘rébellion contre-révolutionnaire’ n’est pas fondé», écrit Zhao dans sa lettre au présidium du XVe Congrès du parti — qui s’est ouvert vendredi — et dont Reuter s’est procuré une copie.«Tout le monde sait qu’à cette époque, la plupart des étudiants voulaient des sanctions contre...