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Actualités - Chronologie

Tendresse anti-stress

Recevoir des manifestations d’affection physique pendant la petite enfance pourrait bien renforcer la capacité des adultes à mieux lutter contre le stress, suggèrent des chercheurs canadiens dans une étude parue vendredi dans l’hebdomadaire «Science».
A la faveur d’expériences menées sur des rats, l’équipe dirigée par le Dr Dong Liu, de la faculté de médecine de Montréal (Canada), a constaté que les petits rats souvent toilettés par leurs mères développaient pendant leur vie une réponse beaucoup plus équilibrée à la tension ou au stress.
Plus précisément, les jeunes rats souvent cajolés et léchés par leur mère au cours des dix premiers jours de leur vie ont ainsi développé, tout au long de leur existence, un mécanisme de régulation chimique de l’hormone à l’origine du stress beaucoup plus efficace que celui de leurs congénères «délaissés», selon les auteurs de l’étude.
«Nous pensons que les conséquences de l’environnement au début de la vie sur les réponses (hormonales) au stress reflètent une plasticité naturelle où les facteurs tels que l’attention maternelle sont capables de programmer les réponses biologiques rudimentaires aux menaces», écrivent-ils.
Dans un éditorial accompagnant cette étude, le Dr Robert Sapolsky, de l’université de Stanford (Californie), relève que si depuis quarante ans les scientifiques ont souligné l’importance de l’environnement néo-natal, «peu (d’études) ont identifié des différences aussi subtiles associées à un changement aussi global» de comportement.
«Même si les particularités du léchage et du toilettage ne s’étendent pas au comportement humain, l’idée plus large soulignant l’importance de la prime expérience s’y applique certainement», ajoute-t-il. (AFP)
Recevoir des manifestations d’affection physique pendant la petite enfance pourrait bien renforcer la capacité des adultes à mieux lutter contre le stress, suggèrent des chercheurs canadiens dans une étude parue vendredi dans l’hebdomadaire «Science».A la faveur d’expériences menées sur des rats, l’équipe dirigée par le Dr Dong Liu, de la faculté de médecine de Montréal (Canada), a constaté que les petits rats souvent toilettés par leurs mères développaient pendant leur vie une réponse beaucoup plus équilibrée à la tension ou au stress.Plus précisément, les jeunes rats souvent cajolés et léchés par leur mère au cours des dix premiers jours de leur vie ont ainsi développé, tout au long de leur existence, un mécanisme de régulation chimique de l’hormone à l’origine du stress beaucoup plus...