Des scientifiques européens ont identifié une protéine qui permet de bloquer certaines des portes d’entrée favorites du virus du sida dans l’organisme, ouvrant ainsi la voie au développement d’une nouvelle génération de médicaments, indique l’hebdomadaire «Science».
Découverte par des chercheurs de l’université de Copenhague, du laboratoire Chester Beatty de Londres et de l’Institut de recherche biomédicale de Genève (Suisse), cette protéine, baptisée vMIP-II, est une chimiokine codée par un virus de l’herpès associé au sarcome de Kaposi, un cancer qui frappe fréquemment les malades du sida.
Pour infecter une cellule, le virus VIH a besoin d’un certain nombre de substances de la famille des récepteurs de chimiokines situés à la surface des cellules de l’organisme, qui constituent des corécepteurs indispensables à l’entrée du sida.
Les auteurs de l’étude se sont intéressés à la chimiokine vMIP-II en repérant que son champ d’activité était étonnamment large pour une substance de ce type. Cette protéine se lie notamment à plusieurs types de récepteurs qui sont aussi certains des principaux corécepteurs du virus du sida, les CCR-5 et CXCR-4.
De plus, cette protéine particulièrement active a également la faculté de ralentir, voire de totalement bloquer les substances libérées par les cellules lorsqu’elles répondent à un signal chimique comme, par exemple, celui émis par les globules blancs victimes d’un agresseur tel que le virus du sida.
«Les facultés du vMIP-II à se lier avec plusieurs des corécepteurs nécessaires à l’entrée du virus HIV dans la cellule pourraient faire de cette protéine une piste pour le développement d’agents thérapeutiques à large rayon d’action contre l’infection», écrivent les auteurs de l’étude. (AFP)


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