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Actualités - Chronologie

La preuve est faite de l'efficacité de la trithérapie


Les trithérapies mêlant une antiprotéase et deux médicaments plus classiques permettent de réduire de façon significative la progression du virus du sida dans l’organisme, confirment deux études américaines parues jeudi dans l’hebdomadaire «New England Journal of Medecine».

A l’occasion de ces deux essais cliniques, les chercheurs ont traité les malades avec un régime de trois médicaments composé d’une antiprotéase, l’indinavir, et de deux antiviraux de la famille de l’AZT, le lamiduvine et le zidovudine.
Selon les résultats de la première étude réalisée par le Dr Scott Hammer, de la faculté de médecine de Harvard (Massachusetts), sur 1.156 patients, ce traitement a permis de réduire à 6% la proportion des malades séropositifs qui déclarent le sida et à 1,4% celle des malades qui en meurent.
Par comparaison, le taux de déclaration de la maladie a atteint 11% des malades infectés par le virus traités avec une simple combinaison de deux antiviraux classiques, pour un taux de mortalité de 3,1%, notent les chercheurs américains.
Dans une seconde étude, l’équipe dirigée par le Dr Roy Glick, de la faculté de médecine de l’université de New York, a obtenu des résultats équivalents sur 97 patients infectés par le virus VIH qui avaient déjà été traités avec un seul médicament antiviral classique.
Au terme de vingt-quatre semaines de traitement, la charge virale, c’est-à-dire la quantité de virus, a été divisée par quarante chez 90% des malades soignés par trithérapie, selon les auteurs de l’étude.
Dans le même temps, la charge virale a été réduite dans les mêmes proportions chez seulement 43% des malades traités avec la seule antiprotéase, alors que le traitement combinant les deux médicaments de la famille de l’AZT n’est parvenu à ce résultat chez aucun des malades.
Dans les deux cas, ces trithérapies ont été plutôt bien supportées par les malades, ont noté les chercheurs américains.
«Ces études et d’autres ont établi le bien-fondé de ces combinaisons de médicaments», écrit dans un éditorial le Dr Robert Steinbrook. «Cependant, il reste encore de nombreuses inconnues, telles que le meilleur moment pour débuter le traitement, la durée de son efficacité ou sa toxicité à long terme», ajoute-t-il.
Récemment mises au point, les trithérapies à base d’antiprotéases ont permis, à l’occasion de nombreux essais cliniques, de prolonger notablement l’espérance de vie des malades atteints du sida. (AFP)
Les trithérapies mêlant une antiprotéase et deux médicaments plus classiques permettent de réduire de façon significative la progression du virus du sida dans l’organisme, confirment deux études américaines parues jeudi dans l’hebdomadaire «New England Journal of Medecine».A l’occasion de ces deux essais cliniques, les chercheurs ont traité les malades avec un régime de trois médicaments composé d’une antiprotéase, l’indinavir, et de deux antiviraux de la famille de l’AZT, le lamiduvine et le zidovudine.Selon les résultats de la première étude réalisée par le Dr Scott Hammer, de la faculté de médecine de Harvard (Massachusetts), sur 1.156 patients, ce traitement a permis de réduire à 6% la proportion des malades séropositifs qui déclarent le sida et à 1,4% celle des malades qui en meurent.Par...