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Actualités - Chronologie

Le FMI concentrera son action sur les pays les plus pauvres

Le volume des crédits distribués par le Fonds monétaire international (FMI) a fortement diminué l’an dernier, et l’organisation entend concentrer ses efforts sur les pays les plus démunis.
Dans son rapport sur l’exercice se terminant au 30 avril 1997, le FMI souligne par ailleurs avoir, il y a plus d’un an déjà, invité la Thaïlande à assouplir sa politique de change.
Le rapport annuel du FMI, publié mardi, précise que le montant des prêts distribués est tombé à 7,1 milliards de dollars, après les chiffres «exceptionnellement élevés» de 27 et 23 milliards lors des exercices précédents, en raison des progrès réalisés dans plusieurs pays émergents, qui réduisent en conséquence leurs recours au FMI.
Le fonds, qui tient son assemblée générale à Hong Kong à partir du 17 septembre, a élaboré un nouveau programme de prêts pour les pays les plus pauvres, et mis au point de nouvelles dispositions d’allègement de la dette.
Le rapport du FMI dit clairement que l’organisation avait prévenu la Thaïlande plus d’un an avant que n’éclate la crise du baht.
«L’augmentation récente du déficit des comptes courants a augmenté la vulnérabilité de la Thaïlande aux chocs économiques et aux retournements du sentiment des marchés», écrit le FMI dans un chapitre consacré à ce pays et qui avait été distribué en interne en juin 1996.
Le FMI explique que la baisse du montant des nouveaux prêts est la conséquence d’une diminution des besoins des pays qui s’emploient à transformer leurs économies.
«Les nouveaux engagements financiers du Fonds ont diminué, en grande partie, en raison du succès des réformes mises en œuvre par de nombreux pays, y compris un certain nombre de ceux qui avaient dans le passé fait un usage substantiel des ressources du Fonds».
Le total des tirages effectués, dont une partie provient de prêts déjà accordés, s’est élevé à 7,5 milliards de dollars, dont 2,8 milliards pour la Russie, 800 millions pour l’Ukraine et 690 millions pour l’Algérie.
Le Fonds annonce également avoir reconduit un programme de facilités d’ajustement structurel renforcées pour aider les pays pauvres, et avoir approuvé un programme visant à encourager les pays engagés dans les réformes par l’octroi d’importantes remises de dettes.
Les organisations caritatives estiment que ce programme offert aux pays très endettés (PTE) n’est pas assez généreux et arrive trop tard pour sortir ces pays de la spirale de la pauvreté.

Les avertissements du F.M.I.

Le FMI, réitérant des déclarations antérieures, écrit que la plupart de ses membres semblent disposés à approuver la vente de jusqu’à 5 millions d’onces d’or des réserves du FMI pour financer le programme en faveur des PTE.
Les pays qui s’opposent encore à cette vente estiment qu’une telle initiative pourrait avoir un effet inflationniste.
Certains directeurs sont opposés à ce projet et estiment qu’il n’était pas nécessaire de prendre en ce moment une décision sur «l’usage optimal des réserves du FMI».
Le Fonds a également étudié la possibilité de lier ses prêts à la notion de «bonne gestion», à savoir la prise en compte du fait que les gouvernements soient, ou non, honnêtes et exempts de corruption.
«Une plus grande transparence dans la formulation et l’exécution des politiques macroéconomiques pourrait conforter la confiance du secteur privé dans la politique des gouvernements, et les financements extérieurs, tant publics que privés, seraient étroitement liés aux questions de bonne gestion», poursuit le rapport.
Evoquant son rôle de surveillance des marchés financiers, le FMI rappelle qu’il a recommandé à la Thaïlande une plus grande souplesse dans sa politique de change plus de 12 mois avant la crise du baht.
«Les directeurs ont préconisé une plus grande souplesse de la politique de change pour renforcer l’autonomie sur le plan monétaire et réduire l’encouragement aux flux de capitaux à court terme», poursuit le rapport, qui cite un document circulé en interne en juin 1996.
Les avertissements du FMI ont reçu une malencontreuse confirmation en juillet de cette année, lorsque le gouvernement de Bangkok a dû se résigner à laisser flotter le baht, provoquant une crise financière dans plusieurs pays du Sud-Est asiatique.
Un plan de sauvetage de 17 milliards de dollars mis en place par le FMI et plusieurs pays de la région n’a que partiellement redressé la situation.
Cette intervention du FMI est la deuxième, par ordre d’importance, depuis la crise du Mexique. (Reuter)
Le volume des crédits distribués par le Fonds monétaire international (FMI) a fortement diminué l’an dernier, et l’organisation entend concentrer ses efforts sur les pays les plus démunis.Dans son rapport sur l’exercice se terminant au 30 avril 1997, le FMI souligne par ailleurs avoir, il y a plus d’un an déjà, invité la Thaïlande à assouplir sa politique de change.Le rapport annuel du FMI, publié mardi, précise que le montant des prêts distribués est tombé à 7,1 milliards de dollars, après les chiffres «exceptionnellement élevés» de 27 et 23 milliards lors des exercices précédents, en raison des progrès réalisés dans plusieurs pays émergents, qui réduisent en conséquence leurs recours au FMI.Le fonds, qui tient son assemblée générale à Hong Kong à partir du 17 septembre, a élaboré un nouveau...