Un cousin israélien du secrétaire d’Etat américain Madeleine Albright l’a invitée hier à visiter son kibboutz, mais des diplomates américains ont indiqué qu’elle n’aurait pas le temps pendant sa première tournée au Proche-Orient, qui commence mercredi.
«Si elle s’intéresse à ses racines, elle les trouvera ici, dans mon kibboutz de Kfar Ruppin» dans le nord d’Israël, a déclaré Haïm Koerbel, 75 ans, le cousin germain du père de Mme Albright.
«Je veux lui présenter ma famille et lui faire visiter le kibboutz, l’étable, et me promener avec elle le long de la frontière jordanienne qui se trouve à 3 km de la maison», a-t-il dit.
Le porte-parole de l’ambassade américaine à Tel-Aviv a expliqué que «l’emploi du temps de Mme Albright est chargé de rencontres diplomatiques» et qu’elle entendait «rester à Jérusalem ou dans les territoires palestiniens» pendant son séjour.
Timide, M. Koerbel a décidé de rester dans sa ferme collective et d’y attendre un signe de sa cousine. «Je fais confiance aux médias pour qu’ils lui transmettent mon invitation», a-t-il dit.
Les deux parents ne se sont jamais rencontrés et Haïm avoue n’avoir eu connaissance de ses liens avec Madeleine Albright qu’en février dernier, lors d’une visite du diplomate à la communauté juive de Prague.
«En apprenant son vrai nom, j’ai alors découvert qu’elle faisait partie de ma famille», a-t-il dit.
Née à Prague en 1937, Madeleine Albright avait quitté en 1939 la Tchécoslovaquie avec son père Josef Koerbel, un diplomate converti au catholicisme pour fuir les persécutions nazies.
Ce n’est que depuis qu’elle a été nommée secrétaire d’Etat, au début de l’année, que Mme Albright fait état de ses origines juives, révélées par la presse américaine.


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