«On ne peut pas attendre des pays donateurs qu’ils soient indéfiniment responsables du soutien au budget palestinien et plus généralement du bien-être social des Palestiniens», ont déclaré les réprésentants des pays donateurs réunis à Gaza sous l’égide de la Banque mondiale et de l’ONU et en présence de représentants de l’Autorité palestinienne.
Israël a refusé d’envoyer un représentant à cette réunion.
Les pays donateurs ont souligné que chacun d’entre eux devait rendre des comptes à son Parlement, ce qui pourrait «remettre en cause l’octroi de fonds pour un développement économique palestinien que le blocus remet en cause».
Le gel des transferts de fonds à l’Autorité palestinienne décrété par le gouvernement israélien de Benjamin Netanyahu après un précédent attentat suicide le 30 juillet sur un marché de Jérusalem-Ouest (17 morts dont deux kamikazes non identifiés) est «contre-productif», a ajouté le communiqué.
Cette mesure qui porte sur des impôts et taxes douanières perçus par Israël et dus à l’Autorité «n’est pas liée à la sécurité»,selon le texte. Ces fonds représentent 60% des recettes du budget palestinien.
Les pays donateurs, notamment les Etats-Unis, l’Union européenne (UE) et le Japon, s’étaient engagés en 1994 à verser une aide de 2,4 milliards de dollars sur cinq ans pour aider au décollage de l’économie palestinienne.
Après avoir condamné «sans équivoque les attaques terroristes à Jérusalem du 30 juillet et du 4 septembre», les donateurs ont souligné qu’ils serait «malheureux de permettre à cette violence de parvenir à atteindre ses objectifs en gênant le développement économique palestinien et en remettant en cause le processus de paix lui-même».
Le montant des sommes dues par Israël atteint 100 millions de dollars, a estimé l’Autorité palestinienne en demandant aux pays donateurs une aide de 50 millions de dollars, qui serait remboursée au moment où l’Etat hébreu rembourserait ses dettes.
Le déficit budgétaire prévu pour 1997 de l’Autorité atteint 120 millions de dollars en raison des sanctions décrétées par Israël, avait indiqué lundi le ministre des Finances Mohammad Nachachibi.
La Banque mondiale avait indiqué fin août que le blocus imposé par Israël avait coûté 60 millions de dollars à l’économie palestinienne. Le bouclage avait été partiellement levé en août puis remis en vigueur après l’attentat de jeudi.\",3,",2,",,387,CHRONOLOGIE"


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