Rendant compte, au cours d’une conférence de presse à Nouakchott, de son entretien en tête à tête avec le président mauritanien Maaouya Ould Sidi Ahmed Taya, le chef d’Etat français s’est dit «favorable à une lutte sans merci à l’égard des terroristes».
«Je ne crois pas à une escalade, notamment sur le front syro-libanais», a-t-il précisé, rappelant s’être entretenu également avec le président libanais Rafic Hariri.
La France avait auparavant fait part de son «extrême inquiétude» à la suite de l’opération commando israélienne ratée au Liban.
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jacques Rummelhardt, qui a donné cette indication sur la position française lors de son point de presse quotidien, a qualifié les affrontements entre soldats israéliens d’une part, armée libanaise et militants chiites d’autre part, de «très grave incident». Il a affirmé que «tout doit être fait pour conjurer les risques d’escalade afin de ne pas mettre en péril la reconstruction du Liban et son unité, et de ne pas compromettre encore davantage le processus de paix» au Proche-Orient.
A Washington, le département d’Etat a appelé vendredi «toutes les parties à faire preuve de retenue». «Nous vivons un moment très délicat au Proche-Orient (...) et nous demandons instamment à toutes les parties de faire preuve de la plus grande retenue», a déclaré un porte-parole du département d’Etat, James Foley.
Interrogé sur la demande libanaise d’un retrait israélien du Liban-Sud, M. Foley a répondu que les Etats-Unis espéraient que le Liban serait bientôt «capable de contrôler et de maintenir sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire».
M. Foley a souligné que les détails de l’opération israélienne étaient pour l’instant peu clairs et a indiqué ne pas être en mesure de dire quelles étaient les intentions du gouvernement israélien en organisant cette action de commando.
La Grande-Bretagne s’est pour sa part dite «préoccupée» à la suite du débarquement raté. «Les actions violentes ne sont pas la solution au problème du Moyen-Orient», estime le Foreign Office, qui appelle «toutes les parties à respecter pleinement l’accord d’avril 1996 et à éviter toute action pouvant mener à une nouvelle escalade de la tension».
Londres «a pris urgemment contact avec les gouvernements concernés pour convoyer ce message», poursuit le communiqué du ministère.


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